Paul de Musset,
Histoires de trois maniaques
“ Bientôt les premiers rayons du soleil levant rasèrent la surface de l’Adriatique. Centoni, ne pouvant plus tenir en place, laissa sa petite troupe endormie et s’en alla rôder aux environs. Il y trouva quelques cultivateurs habitués à porter leurs légumes et leur maïs au marché de Torcello. Ces bonnes gens, encouragés par ses promesses, se mirent en mesure d’aller jusqu’à Venise. Centoni travailla lui-même à la récolte et à l’embarquement d’un vaste plan d’artichauts qu’il expédia sur l’heure au marché de l’Herberie, puis il revint à ses compagnons, qui dormaient encore. ”
