Mathieu Marais, Contes et nouvelles de La Fontaine (1863)
“ C'est parce côté et dans ce fond intime qu'il faut regarder la Fontaine. C'est par là que la vie d'un poëte vaut quelque chose. Celui-ci s'est donné sans cesse le concert que ses vers nous offrent encore. Il a erré parmi des milliers de sentiments fins, gais et tendres; son coeur lui a fourni une fête, la plus piquante, la plus gracieuse, toute nuancée de rêveries voluptueuses, de sourires malins, d'adorations fugitives. Il s'est promené à travers tous les sentiments humains, quelquefois parmi les plus nobles, d'ordinaire parmi les plus doux. ”
