Charles Le Goffic,
L’Âme bretonne
“ Plouha même est un bourg assez triste. Une population étrange l’habite : ces marins, ces pêcheurs, ces journaliers de la glèbe portent presque tous la particule : ce sont les descendants d’anciens nobles jacobites, dépouillés de leurs biens, proscrits avec les Stuart, et qui vinrent se terrer là peu après. Il leur fallut, pour vivre, adopter les façons des simples paysans : Noblans Plouha, noblans netra, « noblesse de Plouha, noblesse de rien », dit encore un proverbe breton [65] . ”
