Euphémie Garcin

Élements biographiques

Portrait de Euphémie Garcin Euphémie Garcin Étienne Marcel (1882)

Les gens de métiers, les gens de commerce avaient pu s'entendre, se concerter, s'unir dans une action commune; lui, le pauvre serf, isolé de ses pareils, sans cesse et toujours attaché à la glèbe, avait bien parfois été pris de quelque velléité de révolte, mais, aussitôt vaincu, écrasé, il avait repris sa pioche et le soc de la charrue, remuant la terre, creusant le sillon, continuant à faire vivre son seigneur et maître de ses sueurs, de ses larmes, de son sang. Aussi, ce dernier disait-il: « Jacques Bonhomme a bon dos, il souffre tout. »
Source : Gallica

Portrait de Euphémie Garcin Euphémie Garcin Étienne Marcel (1882)

Aujourd'hui encore, ajoute Marcel, ils continuent de tuer ou rançonner les marchands, ils leur prennent leurs marchandises, il tuent et volent tout homme qu'ils rencontrent, habitant des villes ou laboureurs. » Et, voulant terminer par un trait qui à travers les seigneurs atteigne le duc de Normandie, « le régent, dit-il, agrée et avoue tout ce qu'ils font. »
C'est ainsi que le grand citoyen qui avait voulu modérer et régler la Jacquerie, jugeait cette noblesse inaccessible à la pitié, et incapable de comprendre la Justice.
Source : Gallica

Portrait de Euphémie Garcin Euphémie Garcin Étienne Marcel (1882)

De l'hôtel Saint-Pol, Etienne Marcel se rendit à la Maison-aux-Piliers, autour de laquelle les Parisiens se pressaient tumultueux, comme autour de leur forteresse. Quand le tribun apparut à une fenêtre, le silence se fit : « Ce que j'ai accompli, dit-il d'une voix grave, je l'ai accompli pour le bien commun. Ceux qui sont morts n'étaient que faux et traîtres ; voulez-vous me soutenir? »
A cet appel, un cri unique répondit : « Nous avouons le fait et nous le soutiendrons. »
Sûr du peuple, il fallait obliger le régent à donner son approbation à ce qui venait de se passer.
Source : Gallica

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