Émile Gautier

Élements biographiques

Portrait de Émile Gautier Émile Gautier Comme quoi la France pourrait nourrir cent millions d'habitants… (1892)

II La fumure.
La vigne est, comme les autres arbres fruitiers, un végétal à dominante de potasse.
Si donc vous la gorgez, comme faire se doit, d'engrais complet, c'est à la potasse qu'il vous faudra, coûte que coûte, attribuer le rôle prédominant et régulateur. C'est la potasse qui est, pour ainsi dire, l'étoffe et la substance constitutive, l'àme chimique de la pulpe et du jus du raisin.
N'en déplaise aux délicats à qui les mots techniques font peur, le vin n'est guère autre chose, dans une large mesure, que de la potasse sublimée.
Inutile, par contre, de donner de l'azote à la vigne.
Source : Gallica

Portrait de Émile Gautier Émile Gautier Etienne Marcel (1881)

Ne nous imaginons pas, en effet, que la Révolution, c'est-à-dire la tendance active vers une organisation sociale basée sur la liberté des individus et l'égalité des conditions, date, chez nous, d'hier, ni qu'elle soit sortie de dessous terre en 1789. L'esprit d'indépendance, de révolte et de justice est vieux comme la servitude elle-même : c'est l'éternelle lutte du Pouvoir et du Droit. En France, personne n'est l'affranchi de personne; il n'y a point de revendication de fraîche date, et la génération présente doit tous ses droits au courage des générations qui l'ont précédée sur la brèche.
Source : Gallica

Portrait de Émile Gautier Émile Gautier Etienne Marcel (1881)

Ce fut un
massacre, car les bourgeois ne donnèrent pas le temps de se relever à ceux que la dégringolade des chariots avait seulement renversés. « Les uns s'enfuirent à Meaux », dit le continuateur de Nangis, « conter leur déconfiture et se faire » moquer ; les autres, qui restèrent sur la place, ne feront » plus de mal aux gens de Senlis ».
Malheureusement, la défense ne fut pas partout aussi heureuse. La noblesse de tous les pays, ivre de fureur et de vengeance, s'abattit sur les campagnes de France, comme une nuée de vautours. En moins de dix jours, vingt mille paysans furent tués.
Source : Gallica

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