Jules-Adrien de Lérue, Boïeldieu et les honneurs rendus à ce célèbre compositeur par Rouen… (1836)
“ Inspirez-moi, souvenirs d'harmonie, Échos vibrants que je n'oublîrai pas : De Boïeldieu je vais chanter la vie; Je vais chanter. J'ai pleuré son trépas. Et toi, ma lyre, en mes mains sois plaintive ; Fais trêve une heure aux vagabonds accords; Laisse à ma voix une corde attentive : On parle bas sur la cendre des morts. Toi qui fus son berceau; toi, son premier asile, Salut! ô vieux Rouen! gothique et noble ville, En tous temps bonne mère à la gloire, aux beaux-arts! L'ombre de Boïeldieu, sur le temple immobile, Jette un nouveau soleil à tes vieux étendards. ”
