Jules-Adrien de Lérue Boïeldieu et les honneurs rendus à ce célèbre compositeur par Rouen… (1836)

Inspirez-moi, souvenirs d'harmonie, Échos vibrants que je n'oublîrai pas : De Boïeldieu je vais chanter la vie; Je vais chanter. J'ai pleuré son trépas.
Et toi, ma lyre, en mes mains sois plaintive ; Fais trêve une heure aux vagabonds accords; Laisse à ma voix une corde attentive : On parle bas sur la cendre des morts.
Toi qui fus son berceau; toi, son premier asile, Salut! ô vieux Rouen! gothique et noble ville, En tous temps bonne mère à la gloire, aux beaux-arts!
L'ombre de Boïeldieu, sur le temple immobile,
Jette un nouveau soleil à tes vieux étendards.
Source : Gallica

Jules-Adrien de Lérue Histoire de la ville de Blangy-sur-Bresle… (1860)

La défense de Blangy, que commandait un lieutenant dû-comte, Jean d'Ault, homme de guerre habile et énergique, avait été longue et tenace. Une poignée de braves gens qui seuls tenaient encore, au moment de l'assaut, s'étaient trouvés rejetés, par des forces nombreuses, dans les prairies de la vallée. Ils s'étaient retranchés sur un îlot de la Bresle, où les assaillants ne pouvaient avoir accès qu'en traversant le cours d'eau, ou par une étroite langue de terre sur laquelle existait un moulin.
Source : Gallica

Jules-Adrien de Lérue Boïeldieu et les honneurs rendus à ce célèbre compositeur par Rouen… (1836)

Mais, pour devenir grand, il faut apprendre à l'être : Adrien fut soumis aux férules d'un maître; Et, pendant cinq hivers, patient, studieux, Par ses premiers succès comptant ses jours heureux, Jaloux de bien remplir son destin en ce monde, A sa lyre il disait : « Tu deviendras féconde! »
La foi dans l'avenir est un phare enchanté : Boïeldieu, tu lui dus ton immortalité!
Car il avait en lui cette volonté forte, De qui veut s'illustrer rare et puissante escorte, Qui, malgré le dégoût des premiers pas dans l'art, Ouvre à l'homme inspiré les sentiers du hasard.
Source : Gallica

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