Jules-Adrien de Lérue

Résumé

Jules-Adrien de Lérue Histoire de la ville de Blangy-sur-Bresle… (1860)

Fontaine , l'illustre Blangeois, vint l'occuper pour ceux-ci, qui avaient et devaient avoir la plus grande confiance en sa fidélité. Mais il paraît que les caractères les plus nobles sont quelquefois sujets à déchoir. A peine investi du commandement de la place, Fontaine ternit son blason en la livrant à l'ennemi, avec ses soldats : trahison insigne que rien n'a pu expliquer. Montchaux fut immédiatement démantelé, et ce boulevard avancé de Blangy, qui avait été deux fois si fatal à l'ennemi, devint alors la ruine dont on voit encore aujourd'hui les restes remarquables.
Source : Gallica

Jules-Adrien de Lérue Histoire de la ville de Blangy-sur-Bresle… (1860)

La défense de Blangy, que commandait un lieutenant dû-comte, Jean d'Ault, homme de guerre habile et énergique, avait été longue et tenace. Une poignée de braves gens qui seuls tenaient encore, au moment de l'assaut, s'étaient trouvés rejetés, par des forces nombreuses, dans les prairies de la vallée. Ils s'étaient retranchés sur un îlot de la Bresle, où les assaillants ne pouvaient avoir accès qu'en traversant le cours d'eau, ou par une étroite langue de terre sur laquelle existait un moulin.
Source : Gallica

Jules-Adrien de Lérue Histoire de la ville de Blangy-sur-Bresle… (1860)

Les indigènes, tant on se blase facilement sur les magnificences de chaque jour, n'en apprécient guère les harmonies ; mais, à leur insu, ils en ressentent profondément l'influence; et quoiqu'il soit peut-être un peu ambitieux d'appliquer à ce coin ignoré des paysagistes l'enthousiaste interjection italienne : Veder Napoli è piu morir ! cependant, je n'hésite pas à dire que, s'il était possible de transporter tout-à-coup la vallée de la Bresle aux abords d'une grande cité ou sur le passage d'un chemin de fer, les touristes n'auraient pas, pour elle, assez de points d'exclamation.
Source : Gallica

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