Léon Poulverel

Élements biographiques

Léon Poulverel De l’air au point de vue hygiénique et thérapeuthique

Gavarret a vu périr des animaux dans une atmosphère non renouvelée, mais à laquelle on restituait l’oxygène à mesure qu’il disparaissait, en même temps que l’on absorbait l’acide carbonique à mesure qu’il se formait, preuve évidente de l’influence singulièrement active des causes de viciation, indépendante de la désoxygénation. Mais, tout en faisant la part de cette source particulière d’altération, il faut reconnaître d’une manière générale que dans un espace limité et habité, c’est l’acide carbonique qui est la cause et qui donne la mesure de l’insalubrité de l’air.
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Léon Poulverel De l’air au point de vue hygiénique et thérapeuthique

À mesure que l’air devient rare, il nous paraît plus pesant, et parce qu’il nous soutient moins et parce que notre sang est moins vivifié par la respiration. Nous avons encore l’habitude de dire qu’il est lourd quand il est chaud et humide, quoiqu’il pèse moins alors que dans les cas contraires ; il soutient moins nos organes, et les parties du corps, affaiblies par une respiration imparfaite, s’affaissent les unes sur les autres et nous donnent un malaise que nous attribuons à la pesanteur de l’atmosphère.
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Léon Poulverel De l’air au point de vue hygiénique et thérapeuthique

Lorsque la pression atmosphérique vient à diminuer d’une manière subite, il est facile de se convaincre des effets salutaires qu’elle exerce, dans l’état ordinaire, sur les êtres organisés ; à ce qu’éprouvent alors les animaux, on voit qu’ils ne peuvent pas exister sans l’action de cette pression. Parmi les animaux qui vivent dans les mers, il en est d’une consistance beaucoup plus molle que celle des espèces terrestres ; leur corps ne se soutient et ne se meut qu’en flottant, pressé de tous côtés par une force plus résistante que la pesanteur de l’air.
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