Vessie natatoire

Définition et enjeux

Mathias Duval Éléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés… (1891-1896)

Depuis très longtemps, il est admis que les poumons des Vertébrés pulmonés sont homologues à la vessie natatoire des Poissons aérocystifères. La vessie natatoire est en effet, comme le poumon, un diverticule de l'intestin antérieur, dont elle se sépare ordinairement, mais avec lequel elle peut continuer à communiquer chez l'adulte (Ganoïdes, beaucoup de Téléostéens) . Si la vessie natatoire des Poissons est homologue au poumon des Vertébrés supérieurs, elle ne lui est pas analogue physiologiquement, car elle est dépourvue de toute fonction respiratoire.
Source : Gallica

Hyacinthe Deschamps Nouvelles recherches physiologiques sur la vie… (1841)

J'avais la précaution de faire la suture des parois ventrales, et tantôt d'enlever, tantôt de laisser la vessie natatoire. Lorsqu'on laisse en position la vessie natatoire, le poisson a plus de facilité pour nager, et il se retourne moins vite sens dessus dessous. L'énergie musculaire qu'il est obligé d'employer pour se maintenir en situation normale quand on enlève cet organe de natation, explique la déperdition de forces plus grande et la mort plus rapide.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Henri Fabre Jean-Henri Fabre Zoologie (6e édition) (1897)

Beaucoup de poissons ont en outre un organe très-curieux, la vessie natatoire, qui, en modifiant un peu leur densité moyenne, leur permet de descendre et de monter au sein de l'eau sans effort spécial. C'est un petit sac transparent d'une extrême finesse, divisé en deux par un étranglement et plein d'air. Elle se trouve dans l'abdomen, sous l'épine dorsale. Au gré de l'animal, la vessie natatoire se comprime un peu ou se dilate.
Source : Gallica

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