Albert de Lapparent

Albert de Lapparent

Résumé

Portrait de Albert de Lapparent Albert de Lapparent Le centenaire de l'École polytechnique (1894)

Il était nécessaire que des associations vinssent au jour, que personne ne pùt suspecter de s'être inspirées de l'ancien régime, et qui permissent le groupement fécond des efforts en vue du bien. Grâce à son énergique solidarité, l'École polytechnique a été la plus puissante de ces associations. Elle a montré ce que peut faire une démocratie vigoureuse, quand par bonheur ceux qui la dirigent, au lieu de flatter ses pires instincts, s'attachent à ne développer que ses plus hautes et ses plus nobles facultés, en s'imposant le soin de discipliner en elle aussi bien l'intelligence que la volonté.
Source : Gallica

Portrait de Albert de Lapparent Albert de Lapparent Le centenaire de l'École polytechnique (1894)

Lorsqu'on a créé l'École, disait son illustre fondateur,-on voulait à la vérité préparer des officiers et des ingénieurs; mais on avait un but bien plus vaste et bien plus élevé, celui de stimuler tout à coup le génie français prêt à s'endormir, de rappeler l'attention vers les sciences, de ranimer l'amour de l'étude et de rendre à la France un éclat non moins solide et non moins brillant que celui des armes.
Source : Gallica

Portrait de Albert de Lapparent Albert de Lapparent Le centenaire de l'École polytechnique (1894)

La France possédait alors des savants de premier ordre. Lagrange et Laplace étaient, comme mathématiciens, sans rivaux en Europe. A côté d'eux brillaient Fourier, Monge et Prony. Enfin, avec des chimistes comme Berthollet, Guyton-Morveau, Fourcroy, Vauquelin et Chaptal, des physiciens comme Coulomb et Lefèvre-Gineau, des astronomes comme les Lalande et Cassini, notre pays n'avait rien à envier à l'étranger.
Ce n'est donc pas l'Ecole polytechnique qui a créé le grand mouvement scientifique des derniers jours du dix-huitième siècle.
Source : Gallica

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