Alexandre Guéniot,
Souvenirs parisiens de la guerre de 1870 et de la Commune
(1928)
“ Dès l'aube du 22 mai, l'armée de Versailles qui, la veille au soir, avait franchi l'enceinte, engagea une vigoureuse action contre les fédérés. Surprise par la soudaineté de l'attaque, la Commune se sentit du coup menacée de mort. Vite en ébullition, elle rugit la vengeance. Dans tous les quartiers, à tous les coins de rue, s'élèvent fébrilement des barricades. Des femmes et des enfants, chose pitoyable, y mettent la main en aide aux insurgés ; et de toutes parts, pour la défense, accourent les fédérés. ”
