Résumé

Portrait de Alexandre Guéniot Alexandre Guéniot Souvenirs parisiens de la guerre de 1870 et de la Commune (1928)

Dès l'aube du 22 mai, l'armée de Versailles qui, la veille au soir, avait franchi l'enceinte, engagea une vigoureuse action contre les fédérés. Surprise par la soudaineté de l'attaque, la Commune se sentit du coup menacée de mort. Vite en ébullition, elle rugit la vengeance.
Dans tous les quartiers, à tous les coins de rue, s'élèvent fébrilement des barricades. Des femmes et des enfants, chose pitoyable, y mettent la main en aide aux insurgés ; et de toutes parts, pour la défense, accourent les fédérés.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Guéniot Alexandre Guéniot Souvenirs parisiens de la guerre de 1870 et de la Commune (1928)

Le retour à la vie normale fut à la fois si rapide et si complet que, sept ans après nos désastres, en 1878, nous pouvions offrir au Monde l'imposant spectacle d'une Exposition universelle aussi brillante que celle de 1867.
Thiers qui détenait alors le pouvoir fut le grand animateur des forces réparatrices ; il se montra, en cette conjoncture, un Chef de gouvernement aussi habile que clairvoyant. L'Assemblée nationale lui décerna le titre glorieux de Libérateur du Terril justice.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Guéniot Alexandre Guéniot Souvenirs parisiens de la guerre de 1870 et de la Commune (1928)

On devine l'exaspération qui s'en suivit dans le camp des exaltés. Rochefort, Flourens, Delescluze et leurs acolytes fulminèrent en termes frénétiques. Le Réveil, la Marseillaise, la Tribune et autres journaux du bord se mirent à tonner avec des éclats formidables. L'enterrement de la victime fut une journée de désordre et de violence ; on se serait cru à la veille du renversement de l'Empire.
Voyant l'insuccès-de ses concessions libérales, l'Empereur fit alors un pas en arrière, et pour l'affermir, décréta l'ouverture d'un plébiscite.
Source : Gallica

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