Alexandre Vallimaresco, La justice privée en droit moderne (1926)
“ « La justice privée, celle qu'à défaut d'Etat et de justice publique, le créancier se rend à lui-même, est un régime fort imparfait, dit M. Renard (Le droit, la justice et la volonté, p. 30) ; mais ce n'est pas le banditisme et la piraterie ; c'est un régime de droit ». C'est un régime de droit, certes; mais nous l'appelons anarchique, parce qu'il ne pouvait éviter ni l'arbitraire, ni l'excès, ni les erreurs. En effet, il n'y avait pas de puissance supérieure qui controlât le bien-fondé de la prétention et qui réprimât les abus. Ihering lui-même avoue que ce régime est imparfait (p. 122) . ”
