Alexandre Vallimaresco

Résumé

Alexandre Vallimaresco La justice privée en droit moderne (1926)

« La justice privée, celle qu'à défaut d'Etat et de justice publique, le créancier se rend à lui-même, est un régime fort imparfait, dit M. Renard (Le droit, la justice et la volonté, p. 30) ; mais ce n'est pas le banditisme et la piraterie ; c'est un régime de droit ».
C'est un régime de droit, certes; mais nous l'appelons anarchique, parce qu'il ne pouvait éviter ni l'arbitraire, ni l'excès, ni les erreurs. En effet, il n'y avait pas de puissance supérieure qui controlât le bien-fondé de la prétention et qui réprimât les abus. Ihering lui-même avoue que ce régime est imparfait (p. 122) .
Source : Gallica

Alexandre Vallimaresco La justice privée en droit moderne (1926)

Tout ce qui n'est pas défendu par la loi est permis ». Tout acte de justice privée qui n'est pas illicite en vertu d'une règle de droit privé, soit par l'art. 1382, qui oblige à la réparation du dommage, soit par d'autres règles prononçant la nullité ou une peine privée (75) , restera donc licite. « Là où une règle de droit privé, dit M. Demogue (76) , n'a comme sanction que l'art. 1382, là où une peine privée a été écartée, et ce cas est fréquent, il en résulte fatalement que s'il n'y a ni préjudice matériel, ni préjudice moral, il n'y a plus de sanction du tout. »
Source : Gallica

Alexandre Vallimaresco La justice privée en droit moderne (1926)

Nous croyons donc que la saisie de la chose peut avoir pour but aussi bien la satisfaction que la garantie d'une prétention. Si le titulaire d'un droit de créance saisit la chose qui forme l'objet de son droit, il n'a sûrement pas eu l'intention d'acquérir un droit de gage sur elle. Il ne peut s'agir de sûreté, que lorsque le créancier d'une chose ou d'une somme d'argent, a saisi une autre chose que celle qu'on lui doit ou si son droit porte sur une obligation de faire ou de ne pas faire.
Source : Gallica

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