Catulle Mendès

Catulle Mendès

Résumé

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Philoméla

L’homme plane, et l’amour, rut de l’âme extatique,
S’échauffe à la splendeur fécondante du Beau !
Les Édens parfumés comme un bois de l’Attique,
L’aire où plane l’autel du mystique Baal,
S’ouvrent, et nous passons, tourbillon frénétique !
Le Lyrisme mugit comme un vent boréal.
Dans l’alcôve d’azur que l’étoile bigarre,
L’âme un instant s’accouple au farouche Idéal ;
Puis enfin, retombée à terre, aile d’Icare,
Nostalgique du Beau qu’elle entrevit ailleurs,
Garde un divin amour, où le rêve s’égare,
De l’étoile et du ciel, de la femme et des fleurs !
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Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Philoméla

Et sans cesse enivré d’amour, cherchant le but,
Par les rudes chemins et sous le ciel en flamme
S’élance le troupeau des cavales en rut !
Pareils, durant ces nuits où l’être entier se pâme
Sous les baisers ardents de la Muse, pareils,
Vers l’Idéal lointain nous allons, ô mon âme !
Nous allons, éveillés des terrestres sommeils ;
Notre élan, qui s’accroche à des broussailles d’astres,
Ainsi que des cailloux, fait rouler les soleils !
Vers un palais d’argent aux lumineux pilastres
L’étoile d’Orion nous guide, clair flambeau ;
Le lest humain s’écroule en ténébreux désastres
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Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Philoméla

Attentive, les yeux ravis, la bouche ouverte,
Comme sont les enfants au théâtre Guignol ;
Elle écoutait le chant sous la frondaison verte,
Et moi je me sentis jaloux du rossignol.
« Belle âme en fleur, lilas où s’abrite mon rêve,
Disais-je, laisse là cet oiseau qui me nuit.
Ah ! méchant cœur, l’amour est long, la nuit est brève ! »
Mais elle n’écoutait qu’une voix dans la nuit.
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