Résumé

Charles Hugo Le Cochon de saint Antoine, par Charles Hugo… (1858)

En même temps que son camail, Hélarius avait dépouillé ses ailes. Elles étaient également tombées à terre. Un moment après, il les chercha vainement des yeux. Elles avaient disparu dans le tombeau de Bête-à-Bon-Saint.
Hélarius resta vêtu de sa robe de bure; costume simple et sévère qui donnait à sa belle tête pensive quelque chose de mâle et de robuste.
— Maintenant que te voilà homme, lui dit alors la marguerite en le saluant le plus gentiment du monde du bout de sa tige, à mon tour. Causons un peu. Sais-tu qui je suis?
Source : Gallica

Charles Hugo Le Cochon de saint Antoine, par Charles Hugo… (1858)

Rien ne prédispose plus à la méditation que d'être assis. L'homme debout flâne, l'homme couché rêve, l'homme assis pense.
On conviendra que l'esprit de notre Ulysse avait de quoi travailler. Que de choses il avait à se dire à lui-même ! Le voyage de mer valait bien le voyage de terre. Quelle traversée ! quel perpétuel , patatras dans les ondes! Cette cloche à plongeur, ces naïades, ces tritons, ce portécueil, ce combat naval, cet embarquement dans un bâtiment mort, la vague retrouvée, le tour du monde fait en douze heures, et enfin ce naufrage dans une baleine meublée comme un paquebot!
Source : Gallica

Charles Hugo Le Cochon de saint Antoine, par Charles Hugo… (1858)

Il se figura d'abord qu'il franchissait une caverne sombre où l'eau grondait, affreusement et où frétillait une multitude d'animaux pélagiens. C'était tout simplement la mâchoire du monstre avec ses provisions de' bouche. Seulement cette gueule était a elle, seule une mer qui avait ses rochers, ses poissons, ses vagues et peut-être aussi ses tempêtes.
Ensuite Hélarius ne vit plus rien. Le gouffre devint complètement noir. Une odeur nauséabonde le suffoqua. Le Sentiment et la perception l'abandonnèrent.
Quand il reprit ses sens, une lumière
douce et pâle filtrait sous ses paupières.
Source : Gallica

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