Résumé

Christ Chardon Vie de Richard Nervil, par M. Christ Chardon de Gravigny (1839)

Richard avait épié tous les mouvements du père de Thérèse, et, loin de fuir le péril qui le menaçait, il était resté calme et immobile ; aussitôt qu'il eut essuyé le feu, il s'avança d'un pas ferme et assuré, et se trouvant face à face avec Farron, il se regarda dans ses yeux en lui faisant sentir son haleine. Farron, aux gestes insultants de Richard, revint bientôt de son état de torpeur ; alors, comme un tigre affamé, il s'élance sur son ennemi.
Source : Gallica

Christ Chardon Vie de Richard Nervil, par M. Christ Chardon de Gravigny (1839)

Napoléon, lui aussi, voulut connaître les fonderies de Romilly ; il n'était alors que premier consul, c'est-à-dire dans toute sa gloire; c'était ce jeune héros, ce nouveau messie qui semblait n'être venu que pour sauver
la France. Oh! qu'il était grand alors! Mais
depuis !... Que plus tard on ne nous accuse pas de porter sur lui des jugements inexorables, car nous, citoyens, nous ne devons à sa mémoire que la vérité, encore bien qu'il ne l'écoutât pas toujours. Le consul Bonaparte, disons-nous, accompagné de sa femme, Joséphine, vint visiter Romilly.
Source : Gallica

Christ Chardon Vie de Richard Nervil, par M. Christ Chardon de Gravigny (1839)

Mais, le jour suivant, Farron ne parut pas. Thérèse se trouvait beaucoup mieux. Le soir, l'abbé Chauval la vit si inquiète qu'il préféra lui dire la vérité. A cette affligeante nouvelle, la pauvre enfant versa des larmes bien amères ; elle voulait aller voir son malheureux père, partager sa captivité. Le bon pasteur lui dit que, si elle était raisonnable, elle irait dans huit jours ; mais qu'il fallait pour cela que sa raison vint aider sa convalescence; qu'autrement ce n'était pas possible. La malade garda le silence et se soumit à tout ce qu'on voulut.
Source : Gallica

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