Résumé

Portrait de Jean-Baptiste Croizet Jean-Baptiste Croizet Observations générales sur la géologie et la paléontologie (1853)

Si maintenant nous remontons, par la pensée, toutes nos diverses époques, nous verrons que la zoologie actuelle est bien différente de celle qui l'a précédée, en sorte que, dans nos alluvions anciennes et les anciens terrains meubles, on ne rencontre pas les espèces qui vivent aujourd'hui. J'ai été assez heureux pour étudier en très-grande quantité, dans les musées du midi de la France, de Naples, de Rome, surtout de Florence , de Genève, de Paris et de Londres, les ossements fossiles qui signalent les très-nombreuses espèces de l'époque qui a précédé celle de nos temps historiques.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Croizet Jean-Baptiste Croizet Observations générales sur la géologie et la paléontologie (1853)

Mais un des résultats les plus importants et les plus inattendus de ces découvertes, outre le vif intérêt qui s'y rattache sous le rapport scientifique, c'est qu'elles confirment ce qu'ont enseigné les plus grands génies, et ce que Moïse nous avait appris depuis trente-quatre siècles sur l'origine des choses ; en sorte que le plus savant naturaliste du monde qui voudrait décrire consciencieusement le grand ouvrage de la création et de la formation des êtres, serait obligé de se conformer aux idées exprimées dans le premier chapitre de la Genèse.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Croizet Jean-Baptiste Croizet Observations générales sur la géologie et la paléontologie (1853)

Jusqu'alors le gneiss, dans cette contrée, n'était qu'une roche solitaire, beaucoup plus haute qu'aujourd'hui, sur les sommités du Dinamare. Le puissant détritus produit par la décomposition du gneiss, à travers une longue suite de siècles, rend cette vérité incontestable. La température très-élevée de cette très-antique roche, à des époques très-éloignées, les soulèvements et affaissements qui brisaient cette première écorce du globe peu consolidée , devaient opérer la dégradation des roches, dont la nature schisteuse était une nouvelle cause de dégradation.
Source : Gallica

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