Résumé

Joseph-Étienne Gautier Fouilles de Moussian, par J.-E. Gautier et G. Lampre (1905)

Le décor a été appliqué préalablement à la cuisson, qui devait avoir lieu à une température élevée. Sur certains échantillons on peut observer que l'artisan a tracé son dessin en creux dans la pâte avant d'apposer la couleur qui est le plus souvent un noir franc ou un brun luisant, ou, exceptionnellement, un rouge brun. C'est la poterie fine qui nous présente les décors les plus remarquables comme sincérité d'observation et habileté d'exécution ; c'est à elle seule que nous devons des représentations exactes de la figure humaine.
Source : Gallica

Joseph-Étienne Gautier Fouilles de Moussian, par J.-E. Gautier et G. Lampre (1905)

Ces distinctions étant établies entre les deux genres de poteries fine et épaisse, il n'est plus utile de séparer les spécimens de l'une des échantillons de l'autre. La nécessité s'impose, au contraire, de les grouper pour étudier les divers genres de décoration. Il suffira au lecteur d'avoir en mémoire, que tout ce qui n'est pas figuré avec la mention poterie fine peut être considéré comme reliant cette céramique, contemporaine de la pierre polie, à la céramique de l'âge du bronze qui nous a été livrée par les sépultures.
Source : Gallica

Joseph-Étienne Gautier Fouilles de Moussian, par J.-E. Gautier et G. Lampre (1905)

Ils nous apparaissent à Tépé Moussian, comme intermédiaires entre la céramique de l'époque du silex taillé et celle que nous avons lieu de croire contemporaine de la pierre polie.
Cette dernière est bien caractéristique; elle marque une industrie spéciale à la Susiane et justifie la dénomination de poterie fine que nous lui avons appliquée.
La finesse de la pâte, la beauté et la variété des décors attestent un art raffiné. Les formes les plus usitées sont celles de coupes, de jattes et de plats dont les parois sont parfois presque aussi minces que de la porcelaine.
Source : Gallica

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