Résumé

Journal de l'expédition et de la retraite de Constantine en 1836 (1837)

Depuis le gué du Zenati, où nous laissâmes dédaigneusement le matin quelques mauvaises touffes de lauriers-roses maladifs, nous n'avions parcouru que des terres de labour où ne végète pas un misérable arbrisseau. Un vent très-froid et violent nous avait tout le jour battu au visage. L'emplacement du camp n'était boisé que de tiges sèches de chardons, que les troupes récoltèrent précieusement : unique et pauvre ressource pour faire la soupe et entretenir le feu du bivouac. Dans la nuit, une pluie glacée commença à tomber en abondance.
Source : Gallica

Journal de l'expédition et de la retraite de Constantine en 1836 (1837)

En avançant encore, on aperçoit dans un fond, à gauche, au pied des collines et près du Rummel, un jardin peuplé d'arbres; c'étaient les premiers qui s'offraient à nos yeux depuis quatre jours ; un peu au delà et tout-à-fait devant vous, apparaissent six arcades d'un bel aqueduc romain et la jolie éminence de Koudiat-Ati, avec ses maisons de campagne et ses cimetières. On tourne à droite, et l'on monte sur le plateau de Mansoura; la ville vous fait face.
Source : Gallica

Journal de l'expédition et de la retraite de Constantine en 1836 (1837)

Notre ambulance, qui était tout un corps d'armée, commença ensuite à franchir le défilé et déboucha de l'autre côté, à peu près dégarni par l'emploi qui venait d'être fait des troupes marchant à sa hauteur. A ce moment l'ennemi ayant tourné , avec une vitesse étonnante , les collines par la droite, démasqua tout à coup et se jeta impétueusement contre cette avant-garde impotente , que jusqu'alors il avait toujours laissée très-paisible. Le coup d'œil assuré de M. le maréchal entrevit à temps cette manœuvre dangereuse, cette rapide et intelligente attaque.
Source : Gallica

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