Résumé

Jules Roger Voltaire malade : étude historique et médicale (1883)

Je vous remercie beaucoup de ce que vous m'avez envoyé pour mon œil ; c'est actuellement le seul remède dont j'aie besoin, car soyez bien sùr que je suis guéri pour jamais du mal que vous craignez pour moi : vous me faites sentir que l'amitié est d'un prix plus estimable mille fois que l'amour. Il me semble même que je ne sois point fait du tout pour les passions. Je trouve qu'il y a en moi du ridicule à aimer, et j'en trouverais encore davantage dans celle qui m'aimerait.
Source : Gallica

Jules Roger Voltaire malade : étude historique et médicale (1883)

A M. LE COMTE D'ARGENTAL.
22 Février, des Neiges de Berlin.
« 0 destinée ! Destinée ! ô neiges ! ô maladies ! ô absence ! Comment vous portez-vous mes anges ? Sans la santé, tout est amertume.
Le roi de Prusse m'a donné la jouissance d'une maison charmante ; mais, tout Salomon qu'il est, il ne me guérira pas. Tous les rois de la terre ne peuvent rendre un malingre heureux.
» J'ai appris avec délices que M. de la Bourdonnaie avait gagné son procès ; mais qui lui rendra ses dents qu'il a perdues à la Bastille ?
Mon cher ange, je perds ici les miennes.
Source : Gallica

Jules Roger Voltaire malade : étude historique et médicale (1883)

Les eaux de Barège, de Padoue, d'Ischia, pourraient me faire du bien pour un temps ; mais je ne sais s'il ne vaut pas mieux savoir souffrir en paix, au coin de son feu, avec du régime, que d'aller chercher si loin une santé si incertaine et si courte. La vie que je mène auprès du roi de Prusse est précisément ce qui convient à un malade : une liberté entière, pas le moindre assujettissement, un souper léger et gai.
Source : Gallica

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