Jean Tronchin

Définition et enjeux

Annales de la Société de Jean-Jacques Rousseau

“ Tronchin ne peut pardonner à Rousseau son aversion pour cette Genève, naguère objet de son adulation, et prenant à son tour la défense de ses concitoyens, il s’efforce de montrer à l’exilé volontaire que cette patrie est cette année ce qu’elle était l’année passée, « si elle n’a rien gagné, au moins n’a-t-elle rien perdu. Si mon style vous paraît dur, ou si les choses que je vous dis le sont, je vous dirai, mon cher ami, ce que les quakers disaient au roi Jacques : Accorde-nous la liberté que tu prends pour toi-même, et je n’en serai pas moins votre véritable ami. » ”
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Annales de la Société de Jean-Jacques Rousseau

“ Aussi, bien que gardant malgré tout un fond de compassion pour Jean-Jacques, Tronchin l’a parfois trop sévèrement jugé.
Mais l’auteur des Confessions est le jouet de ses hallucinations lorsqu’il voit le docteur « s’acharner à sa perte avec une rage qui s’accroît de jour en jour. »
Rousseau en a agi avec Tronchin comme envers ses autres amis, dont il s’exagère l’hostilité, et auxquels il prête des motifs de haine qui n’existent que dans son imagination.
”
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Annales de la Société de Jean-Jacques Rousseau

“ Tronchin n’y fait aucune allusion dans sa correspondance et demeura étranger, est-il besoin de le dire, à la triste querelle dans laquelle Voltaire prétendait l’entraîner.
Après avoir suivi pas à pas Tronchin dans ses rapports avec Rousseau, on peut apprécier à leur valeur les accusations que Jean-Jacques a formulées contre celui qu’il appela « son bon ami, son vénéré concitoyen, » avant de le compter au nombre de ses plus mortels ennemis.
”
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