Jean-François Marmontel,
Mémoires
(1846)
“ Mon enthousiasme pour le talent de mademoiselle Clairon était un sentiment trop vif en moi, trop exalté, pour qu'il me soit possible de démêler, dans ma passion pour elle, ce qui n'était que de l'amour ; mais, indépendamment des charmes de l'actrice, elle était encore à mes yeux une amante très-désirable par une jeunesse brillante de vivacité, d'enjouement, et de tous les attraits d'un naturel aimable, sans mélange d'aucun caprice, et avec le désir unique et les soins les plus délicats de rendre son amant heureux. ”
