Résumé

L. G. De la loi d'élection, du budget… (1830)

L'impôt de 6 centimes par cent francs mis par M. le ministre sur les loyers, est bien tout ce qui peut se demander à un homme qui a déjà payé un impôt foncier ou qui est atteint dans son industrie par la patente. Mais ce n'est pas tout ce que doit payer le capitaliste, qui vit sans travail avec un revenu tout fait, et échappe à toutes les charges publiques, tout simplement parce qu'il a mis sa fortune en lettres de changes, en rentes, en obligations, au lieu de la mettre en immeubles.
Source : Gallica

L. G. De la loi d'élection, du budget… (1830)

Car c'est de l'ancienne et très mauvaise assiette de l'impôt sur la richesse mobilière qu'est née l'invention plus mauvaise encore de beaucoup d'impôts indirects, avec lesquels on a pressuré le peuple, invention qui n'aurait pu se soutenir un an, sans ce travail forcé qui distrait continuellement le pauvre de son intérêt, et aussi sans cette admirable patience à laquelle a succédé dans la victoire une si généreuse modération.
Source : Gallica

L. G. De la loi d'élection, du budget… (1830)

Je ne puis évaluer l'augmentation de produits que nous obtiendrons de la sorte, parce qu'il faudrait pour cela un recensement de tout ce qu'il y a de contribuables ne payant ni patente ni foncier. Mais ce recensement est la chose du monde la plus facile à faire ; il n'y a pas de contestation possible, et il est vraisemblable qu'il ne s'élevera pas à moins de 50 millions par an. 5 à 6 millions pourront ainsi être
procurés, et comme ils seront pris à des consommateurs
consommateurs c'est-à-dire dont la dépense ne produit que des jouissances pour eux, ce sera assurément l'impôt le mieux placé.
Source : Gallica

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