Résumé

Louis Auguste Segond Anatomie et physiologie du système capillaire sanguin (1853)

Tandis qu'une étroite critique s'attaquait à la fondation impérissable d'Harvey, la curiosité , armée du microscope, en contemplait l'admirable réalité, et cette découverte qui avait coûté tant d'efforts, trouvé tant d'incrédules, soulevé tant de discussions, se voyait avec un verre grossissant sur la patte d'une grenouille.
Jusqu'à Harvey aucun observateur n'avait été spontanément poussé à rechercher le mode d'abouchement des artères et des veines; l'impulsion devait surtout venir de la découverte du mouvement général du sang dans ces vaisseaux.
Source : Gallica

Louis Auguste Segond Anatomie et physiologie du système capillaire sanguin (1853)

Or, quand on assiste aux phénomènes d'endosmose qui se passent dans ces vaisseaux, on ne peut se défendre, en voyant les lymphatiques se gorger de l'émulsion graisseuse, le chyle et les capillaires sanguins absorber les liquides sucrés, amidonnés, albuminoïdes, on ne peut se défendre, dis-je, d'accorder aux parois des capillaires quelque chose de plus que dans le phénomène général de la nutrition ; car il se fait là une endosmose élective qui semble tenir à la constitution même de la tunique des capillaires
Source : Gallica

Louis Auguste Segond Anatomie et physiologie du système capillaire sanguin (1853)

Les mailles, ainsi que je l'ai dit à propos du tissu cellulaire, ont de trois à six fois le diamètre des capillaires, et à partir des arborisations décrites par les anatomo-pathologistes dans les pleurésies et péritonites, elles offrent des angles généralement aigus, c'est-à-dire non arrondis.
Dans la membrane des vaisseaux, les vasa vasorum sont évidents pour les artères et les veines. On ne les observe pas pour les capillaires; le peu d'épaisseur des parois, même dans ceux de la troisième variété, explique suffisamment leur mode de nutrition au moyen du sang qui les baigne.
Source : Gallica

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