Jean-Baptiste Bouché, Hérie, par J.-B. Bouché, de Cluny (1847)
“ LE CHOLÉRA. 189 son souffle empoisonne ; impalpable, il touche; et l'homme heurté de son doigt tombe livide, noir, décomposé... Frappé d'épouvante, le riche fuit loin de la cité, et va demander sous un ciel étranger, avec un climat plus pur, un remède impossible à sa peur. Il quitte ses châteaux ; ses maisons sont désertes... Insensés qui fuyez, en vain la peur vous donne des ailes ! chaque jour éclaire, chaque instant signale mille trépas nouveaux; et la nuit, l'affreux collecteur de la mort ramasse à chaque porte sa moisson de cadavres infects. ”
