Louis-Frédéric Rouquette, L'Ile d'Enfer (1925)
“ La mo-ue, la mo-ue, les rudes heures de Terre-Neuve ou d’Islande, les sales coups de chien, les brumes traîtresses, les doris perdus, une poche de chalut qui rafle deux mille poissons, la rivalité des pêcheurs « à la ligne » et des « chalutiers », les éternelles histoires du banc... « Quand j’étais sur le banc... »Aller aux bancs, c’est l’espoir de tous les moussaillons qui sont ici ; ils savent ce qui les attend, la vie rude, la discipline sans pitié, qu’importe !— « L’an prochain, j’irai aux bancs ! » m’a dit le mousse de l’Yport, un gars de treize ans aux yeux illuminés de fièvre. ”
