Résumé

Lucien Morel-Payen La vie pittoresque et laborieuse de l'historien troyen Grosley… (1931)

Pour moi, je ne tiens pas du tout à me voir garrotté et traîné à la queue des chevaux ; bien du plaisir pour toi, mais je m'en vais, adieu. — Ecoute, dit l'autre subitement inquiet, d'où viens-tu ? Où vas-tu ? — D'où je viens, reprend Grosley, il n'est pas sorcier de deviner à la mine que j'ai ce qu'ils ont fait de moi dans les prisons de Troyes.
Source : Gallica

Lucien Morel-Payen La vie pittoresque et laborieuse de l'historien troyen Grosley… (1931)

Parmi eux se trouvait un jeune homme de son âge, André Le Febvre, l'avocat. Aidé de son ami David, fils du directeur des Aides de Châlons, malicieux et pétulant, Grosley parvint sans trop de peine à séduire Le Febvre, à le faire causer sur les occupations vraies ou fausses de ses collègues de l'Académie et à l'enrôler dans son complot. Tous trois rédigeraient de concert des Dissertations, des Mémoires burlesques sous une apparence et un langage savants et les répandraient comme étant l'œuvre de l'Académie de Troyes. Ils se mirent chaleureusement à la besogne.
Source : Gallica

Lucien Morel-Payen La vie pittoresque et laborieuse de l'historien troyen Grosley… (1931)

En 1750, Grosley — qui avait 32 ans — débuta cette fois véritablement dans les lettres par un succès qui, comme pour son rival dont je vais parler, décida certainement de sa carrière. L'Académie de Dijon avait mis au concours ce sujet fertile en développements curieux : si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs. Grosley se mit sur les rangs et envoya un travail.
Son Mémoire eut la gloire de disputer un moment dans l'esprit du jury la palme qui en définitive fut attribuée, vous le savez, à Jean-Jacques Rousseau. Grosley n'eut que l'accessit.
Source : Gallica

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