Résumé

Portrait de Maurice Prou Maurice Prou Les Coutumes de Lorris et leur propagation aux XIIe et XIIIe siècles (1884)

Les hôtes ne jouissent pas tous à cette époque d'une égale liberté. Ce terme désigne les individus qui ont reçu une hostise , une maison et des terres, à des conditions plus ou moins onéreuses. La place qu'ils occupent dans la hiérarchie sociale est donc essentiellement variable. Ainsi le roi avait, au XIIe siècle, des hôtes taillables (2) .
Les serfs du roi qui pouvaient habiter la paroisse de Lorris au moment de l'octroi des Coutumes furent probablement admis à y participer, bien que dans la charte il ne soit nulle part question de leur affranchissement.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Prou Maurice Prou Les Coutumes de Lorris et leur propagation aux XIIe et XIIIe siècles (1884)

Si le plége couvre le débiteur, c'est que l'existence de ce plége est la condition essentielle du prêt : le créancier ne prête que parce qu'un plége lui garantit l'acquittement de la dette (2) . Une charte de Louis VII pour la ville de Bourges montre combien les particuliers étaient jaloux, encore au milieu du XIIe siècle, du droit de saisir, sans intervention de justice, le gage du fidéjusseur (3) . Les habitants de Bourges regardaient comme une mauvaise coutume qu'il leur fût nécessaire d'obtenir la permission du prévôt ou du viguier pour s'emparer d'un gage.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Prou Maurice Prou Les Coutumes de Lorris et leur propagation aux XIIe et XIIIe siècles (1884)

Dans le droit féodal primitif, refuser le combat, c'était s'avouer coupable. Il était cependant barbare de contraindre un accusé à courir les chances d'un combat singulier. La royauté chercha à apporter un tempérament à la rigueur de cette procédure. L'article 14 de notre charte porte : « Si les hommes de Lorris ont donné follement des gages de duel, et qu'avec l'assentiment du prévôt ils se soient accordés avant de donner des cautions, chaque partie paiera deux sous et six deniers; et, si les cautions ont été constituées, chacun paiera sept sous et six deniers. »
Source : Gallica

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