Résumé

Michel-Jean-François Ozeray Précis sur l'histoire de l'église de Notre-Dame de Chartres depuis son origine jusqu'à nos jours… (1856)

L'histoire de la Cité des Carnutes et du Pays Chartrain est le sujet, de mon travail. A mes yeux, c'était une matière nouvelle à traiter, car le Pays Chartrain a laissé de grands souvenirs dans l'histoire. Le régime féodal s'y développe dans toute sa force. Le mouvement de la ville de Chartres,comme celui de presque toutes les villes, n'est pas à comparer à l'histoire de la province qu'elle représente. Chacun aime le lieu de sa naissance; j'aime la maison de mon père comme le paysan aime sa chaumière. Est-ce une raison de ne pas porter intérêt au pays dont nous tenons tout?
Source : Gallica

Michel-Jean-François Ozeray Précis sur l'histoire de l'église de Notre-Dame de Chartres depuis son origine jusqu'à nos jours… (1856)

Des deux aristocraties, après ce triomphe de l'autorité royale, la plus difficile à vaincre était celle du clergé. L'aristocratie nobiliaire, replacée par nos rois dans un rang secondaire, les servit avec fidélité quand une partie d'elles ne se laissa pas entraîner par la rivalité anglaise.
La monarchie, quant à l'autre aristocratie, arriva enfin à ce point lorsqu'elle voulut rentrer dans tous ses droits. En conséquence, sous Philippe de Valois, il y eut, en présence du roi, une conférence entre les officiers du roi et les évêques sur la juridiction royale et la juridiction ecclésiastique.
Source : Gallica

Michel-Jean-François Ozeray Précis sur l'histoire de l'église de Notre-Dame de Chartres depuis son origine jusqu'à nos jours… (1856)

La petite justice, police et procédure, resta aux centeniers. Le tribut, le cens et les péages appartinrent à tous, à chacun sur son territoire.
Le régime féodal trouva l'aristocratie du haut clergé à moitié constituée. Il était déjà exempt de la justice séculière par la loi de Charlemagne, tous les clercs placés ainsi sous la juridiction de leurs évèques. Il leur donna seulement le droit de s'affranchir de tout impôt étranger à ses domaines et de les y percevoir sur le peuple. D'ailleurs il partagea souvent avec le comte la partie la plus forte de certains pouvoirs publics comme à Chartres.
Source : Gallica

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