Résumé

Patris de Broé Topographie médicale et nosologie de Senlis (1893)

Fièvre typhoïde. — Après la tuberculose, c'est la fièvre typhoïde qui, de toutes les maladies infectieuses, est la plus fréquente dans la ville de Senlis, où elle est endémique. Connaissant les fosses d'aisance, les puits et le sous-sol de la ville, cela n'a rien qui doive nous étonner : pour chaque cas de fièvre
typhoïde à peu près on arrive à reconnaître que le malade atteint buvait de l'eau d'un puits suspect ou même de la rivière.
Source : Gallica

Patris de Broé Topographie médicale et nosologie de Senlis (1893)

Outre leurs fosses fixes, la plupart des habitations possèdent un ou plusieurs puits perdus destinés à recevoir les eaux ménagères et autres : sauf dans les rares rues où existent des égouts, c'est dans ces puisards que l'on doit vider toutes les eaux sales des habitations ; et la police municipale veille sévèrement à ce qu'il soit fait ainsi. On comprend quelle source d'infection ces fosses fixes et ces puisards sont pour le sol, quelle souillure incessante occasionne ce déversement journalier d'eaux sales dans des trous qu'on ne vide jamais.
Source : Gallica

Patris de Broé Topographie médicale et nosologie de Senlis (1893)

La fréquence de la grippe est fort variable selon les années; tous les hivers on observe un certain nombre de cas sporadiques peu graves qui se terminent par la guérison; mais quand survient une épidémie de grippe, Senlis est loin d'être épargné par le fléau, et la mortalité est quelquefois fort élevée, surtout pour les jeunes enfants et les vieillards. Chez les militaires il en est de même, mais c'est surtout la morbidité qui est élevée, les hommes atteints guérissant généralement après quelques jours de repos au lit.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature