Résumé

Roland Gaignerot Des Bénéfices militaires dans l'empire romain et spécialement en Orient et au Xe siècle (1898)

Devenir plein propriétaire d'immeuble quand on ne possédait la veille qu'une lance et une cuirasse, ne pas payer d'impôts quand tout l'Empire en était écrasé, jouir de la civilisation romaine au sortir de la plus profonde barbarie, et en sus de cela continuer à se battre, plaisir divin si goûté chez les Barbares, tout cela ne manquait pas d'un puissant attrait. Aussi, l'usage des bénéfices militaires, loin de s'affaiblir, devait au contraire, comme nous le verrons, se multiplier et s'étendre, et subsister dans l'Empire jusqu'à la prise de Constantinople.
Source : Gallica

Roland Gaignerot Des Bénéfices militaires dans l'empire romain et spécialement en Orient et au Xe siècle (1898)

Le sol de l'Empire était divisé en terres civiles et en terres militaires; les unes devaient seulement l'impôt en argent, les autres devaient en outre l'impôt du sang; celles-là ne pouvaient appartenir qu'à des civils, celles-ci qu'à des soldats.
Chacun était définitivement enserré dans sa condition et ne pouvait en sortir; si le soldat pouvait acquérir une terre civile, ce n'est que dans de bien rares cas que le civil avait le droit de s'installer sur une terre militaire. Il fallait que chacun restât à sa place pour que le fisc sût toujours et sans hésitation où percevoir l'impôt
Source : Gallica

Roland Gaignerot Des Bénéfices militaires dans l'empire romain et spécialement en Orient et au Xe siècle (1898)

Voilà où avait conduit Rome la politique de capitulation constante, la politique du recours à l'ennemi contre l'ennemi, jamais digne, presque toujours préjudiciable. L'empire d'Occident n'était plus qu'un souvenir, l'empire d'Orient était assailli de tous côtés ; des barbares partout, aux frontières comme au cœur des provinces; les uns parqués ici où là par la volonté du prince après quelque terrible défaite, les autres appelés comme un secours à des moments de trouble ou de
danger imminent, la plupart venus sans qu'on le leur demandât et traités malgré cela comme si on les eût appelés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature