Résumé

Sterckx De la Conduite de la guerre d'Orient… (1855)

L'idée d'un assaut immédiat lui revenait à chaque instant à la pensée; il en parlait comme d'une chose facile à exécuter, et qui ne devait exiger au préalable qu'un bombardement de douze ou vingt-quatre heures. « L'Empereur sera content de nous, murmurait-il avec un sourire. Nous avons exécuté ses ordres; c'est bien à lui que revient tout l'honneur de l'expédition. Dans dix jours, il aura les clefs de Sébastopol.
L'Empire est fait cette fois; il a reçu son baptême. » Le maréchal sortait fréquemment de son assoupissement mortel pour répéter ces phrases dont il bercait son agonie.
Source : Gallica

Sterckx De la Conduite de la guerre d'Orient… (1855)

Quels étaient les titres sérieux du général Canrobert au commandement d'une armée engagée dans une semblable expédition? Si l'histoire se montre sévère pour la mémoire du maréchal, complice docile et inintelligent de la conception militaire qui nous a conduits de Varna à Vieux-Fort, et de Vieux-Fort sur les rochers de Chersonèse, elle se montrera plus sévère encore pour une mesure dont l'effet fut d'aggraver la faute primitive
et de nous acculer dans une impasse qui n'a d'autre issue qu'une faiblesse ou une folie, une retraite ou un désastre.
Source : Gallica

Sterckx De la Conduite de la guerre d'Orient… (1855)

Débarquer en Crimée au nord ou au midi, battre les Russes et marcher sur Sébastopol, ce n'était point là un plan de campagne sérieux. Le point auquel il fallait d'abord s'attacher, c'était de fermer aux Russes la presqu'île de Crimée, c'était de couper les communications de Sébastopol avec le reste de l'Empire russe, c'était d'isoler le prince Menschikoff des réserves que pouvaient lui fournir les troupes du Danube.
Source : Gallica

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