Sterckx, De la Conduite de la guerre d'Orient… (1855)
“ L'idée d'un assaut immédiat lui revenait à chaque instant à la pensée; il en parlait comme d'une chose facile à exécuter, et qui ne devait exiger au préalable qu'un bombardement de douze ou vingt-quatre heures. « L'Empereur sera content de nous, murmurait-il avec un sourire. Nous avons exécuté ses ordres; c'est bien à lui que revient tout l'honneur de l'expédition. Dans dix jours, il aura les clefs de Sébastopol. L'Empire est fait cette fois; il a reçu son baptême. » Le maréchal sortait fréquemment de son assoupissement mortel pour répéter ces phrases dont il bercait son agonie. ”
