Élie Berthet,
La Tour du télégraphe
“ Un reste de fierté empêchait le vicomte de fuir à toutes jambes, et d’ailleurs sa valise, qui contenait le livre des signaux, eût gêné sa course. Il songea encore que peut-être Fleuriot, ignorant son déguisement, passerait sans le reconnaître. Aussi cessa-t-il de poursuivre son cheval, de peur que le voyageur, voyant son embarras, n’eût l’obligeante idée de venir à son secours. Il prit la contenance la plus paisible, comme il convenait à un curé de campagne ; il rabattit son chapeau sur son visage, s’assit sur sa valise, et fit tout ce qu’il pouvait pour avoir l’air de méditer un sermon. ”
