Résumé

Émile Clairin Le Palais de justice d'autrefois… (1922)

Si Louis XV, dont Maupeou, aidé de Mme Dubarry, eut le talent de galvaniser la volonté, avait vécu - quelques années encore, il est probable qu'envers et contre tous la ténacité du chancelier eût imposé sa réforme.
D'ailleurs quand Louis XVI se-sépara de lui, Maupeou refusa obstinément de donner sa démission de chancelier.
« Si je suis coupable, qu'on me donne des juges », disait-il, et quand il apprit le retour des Parlements, il se contenta de hausser les épaules : « Si le Roi veut perdre la couronne, il en est bien le maître. »
Source : Gallica

Émile Clairin Le Palais de justice d'autrefois… (1922)

Mais c'est une raison de plus pour nous d'éprouver une profonde admiration à l'égard des magistrats comme Achille Ier de Harlay, Verdun, Mathieu Molé, G. de Lamoignon, les Portails, les Le Pelletier de Rosambo, d'Aligre,
Bochard de Saron, qui malgré leurs riches patrimoines, surent se montrer dignes des hautes fonctions, à eux confiées, par leur grande science juridique, le scrupuleux accomplissement de leurs devoirs et la pureté de leur vie.
Source : Gallica

Émile Clairin Le Palais de justice d'autrefois… (1922)

On ne saurait mettre en parallèle des personnages ayant vécu dans des temps si différents par l'esprit, les us et les coutumes. On ne peut cependant s'empêcher de penser que Simon de Buci et Jean de la Vacquerie ont compté parmi les plus grands chefs du Parlement ; que le premier n'était pas riche, et le second, démuni de tous biens, habitait une petite maison rue de l'Hirondelle ; que ni l'un ni l'autre n'auraient pu, faute de ressources, au temps de Louis XIV et de Louis XV, devenir de simples conseillers en la Cour et, encore moins, user du somptueux hôtel des Premiers Présidents
Source : Gallica

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