“ La généalogie de la très-ancienne et très-noble famille des Courson dont un des ancêtres passa en Angleterre avec le duc Guillaume qui conquesta et devint roy des ceans royaulmes, anno 1066, duquel est descendu Richard de Curzon, Seigneur du fief de Croxhall, en Derby-Shire, et qui vécut du temps du Roy Henry premier et du Roy Etienne dont la postérité, en succession directe, a joui du dit fief presque 500 ans, jusqu'en la personne de la très-honorable et très-vertueuse dame Marie Curson, comtesse de Dorset, hoire générale de la dite famille et dame seigneuriale du dit fief. ”
George Curzon
Définition et enjeux
Citations sur “George Curzon”
Louis Jourdan,
Les peintres français : Salon de 1859
(1859)
“ Il me semble que M. de Curzon a le droit aujourd'hui d'avoir sa propre originalité. Son talent est incontestable, il sait dessiner et il sait peindre; mais il est temps qu'il donne à son dessin et à sa peinture son propre cachet et non le cachet d'autrui. ”
“ Il y eut en effet une branche cadette des Courson de Croxall (Voyez n° 15 p. 122) qui passa en Irlande, au XIVe ou au XVe siècle. Elle n'y prospéra guère. Quelques uns de ses descendants, revenus en Angleterre, habitent à Axeter, dans le comté de Devonshire. Ils ont, en général une situation de fortune peu brillante. En 1861, lord Zouchereçut la visite d'un Curzon de Waterpery quilui remit une carte, sur laquelle était écrit: Curson and sons, civil engineers, millwrights pumpmakers, and général machinists, agricultural implement makers, ploughwrights, etc., — South Zeal, Devon. ”
Louis Jourdan,
Les peintres français : Salon de 1859
(1859)
“ Il exposa, à son retour des paysages estimables et estimés, où se trahissait déjà le défaut capital du jeune artiste. M. de Curzon manque d'imagination ; je ne lui en fais pas un crime, d'autant plus que ce n'est pas un mal irrémédiable. L'esprit vient bien aux filles, pourquoi l'imagination ne viendrait-elle pas aux peintres? Quoi qu'il en soit, ce défaut se fit sentir dans les premières productions de M. de Curzon et se fait sentir encore aujourd'hui. Ses paysages se ressemblent trop comme aspect, comme couleur et comme exécution. ”
Robert de Courson de La Villeneuve, Recherches historiques sur la maison de Courson en Bretagne et en Angleterre depuis 1066 jusqu'à 1881… (1881)
“ Geraline de Curzon, of Breton origin, came into England With William the Conqueror, 1066. (7) Parmi les vieilles traditions recueillies par lord Zouche, il en est une qui fait sortir d'une seigneurie appelée Kernabat en Goëllo (voyez, ci-devant, la deuxième carte) , l'auteur commun de tous les Courson. Le seigneur de Kernâbat aurait possédé, dans le Cotentin, la terre de Coursonen-Vire, et ce serait son fils ou son petit-fils, Robert, qui aurait suivi le duc Guillaume en Angleterre. Ce qui est certain, c'est qu'entre Cesson et Tréguier, les Normands avaient fondé quelques établissements. ”
James Oliver Curwood,
Kazan
(1925)
“ A trois reprises différentes, Kazan sentit le contact de la mitaine ; contact où il n’y avait ni menace ni douleur. Cela fait, l’homme lui tourna le dos et repartit.Lorsque Pierre se fut éloigné, Kazan jeta un cri plaintif et le poil qui s’était dressé en crête, tout le long de son échine, s’aplatit. Il regardait ardemment vers la lumière du feu. L’homme ne lui avait fait aucun mal. Il eût souhaité pouvoir courir après lui.Louve Grise, qui n’avait pas été loin, était revenue lorsqu’elle avait vu que Kazan était seul à nouveau et elle se tenait devant lui, les pattes raides. ”
“ Tous deux, échoués dans cet abri, ne cessaient point d’observer, à travers les ramures clairsemées des sapins et des cèdres, le feu qui brillait et dont la lueur arrivait jusqu’à eux. Ils humaient l’air nocturne et savaient que les deux êtres humains étaient là. Et le même désir persistait chez Kazan d’aller vers ce feu, entraînant avec lui Louve Grise, et de rejoindre la femme et sa caresse. La même crainte subsistait aussi de l’homme qui accompagnait cette femme, car l’homme avait toujours été pour lui synonyme de gourdin, de fouet, de douleur et de mort. ”
Henri Dumesnil, Le Salon de 1859 (1859)
“ M. de Curzon s'est donné la peine de chercher des types nouveaux, dont la beauté est plus douce que grande. La Moisson dans les montagnes de Picinesca n'est pas le meilleur ouvrage de M. de Curzon ; les hommes et les femmes qui coupent le blé ont des mouvements justes et quelques têtes sont jolies, une entre autres que nous avons déjà vue dans le tableau précédent; mais le vieillard du premier plan pousse la noblesse de la pose jusqu'à la roideur, et la montagne a une dureté qui nous étonne. ”
Henri de Curzon, L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes
“ L’interprétation fut extrêmement variée, mais généralement bonne. L’unité d’évocation des personnages essentiels du drame est pourtant toujours souhaitable, et il n’eût pas été impossible de la réaliser plus complètement. Ces représentations eussent acquis un attrait particulier s’il n’avait été exceptionnel, par exemple, de voir Delmas incarner Wotan, chaque fois, dans ses trois épisodes successifs, et Duclos Alberich ; plus encore, en 1913, que Brunnhilde, ait paru également trois fois sous le même aspect, celui de Félia Litvinne, et Siegfried deux fois, sous celui de Dalmorès... ”
“ Si bien que Louve Grise s’assit à son tour sur son derrière et mêla sa voix à celle de Kazan. Et là-bas, sur la neige blanche, l’homme, livide et hagard, fit halte avec ses chiens, pour écouter, tandis qu’une faible voix qui venait du traîneau disait : — Père, ce sont les loups. Est-ce qu’ils nous poursuivent ? L’homme se taisait. Il n’était plus jeune. La lune brillait sur sa longue barbe blanche et rendait plus fantomatique sa haute stature. Sur le traîneau était une jeune femme, qui leva la tête, d’une peau d’ours où elle s’appuyait, comme sur un oreiller. ”
“ Kazan fonça vers lui. Il y eut une volée de coups de griffes, un grognement, des cris mutuels de douleur, et le chat-pêcheur oublia sa faim dans la fuite. Kazan s’en revint vers Louve Grise, le museau lacéré et saignant. Elle le lui lécha, tandis qu’il demeurait les oreilles raides et aux écoutes. Le renard avait entendu les bruits du conflit. Comme il n’est pas, de sa nature, un lutteur bien vaillant, mais un simple escarpe, qui aime à tuer par derrière et sans risques, il fit demi-tour et s’en alla quérir une autre proie. ”
James Oliver Curwood,
Kazan
(1925)
“ Soudain, le silence fut rompu par le hurlement solitaire de Louve Grise. Kazan leva la tête et se reprit à gémir.— Elle t’appelle, petit, fit Pierre, qui comprenait.Il toussa, appuya sa main sur sa poitrine, que la douleur semblait déchirer. Puis, parlant à Kazan :— Poumon mangé par le froid, vois-tu. Gagné cela au début de l’hiver, tout là-bas, vers le lac. J’espère pourtant que je pourrai regagner à temps le logis, avec mes deux Jeanne.C’est une habitude que prend bientôt l’homme, dans la solitude et le néant du Wilderness, de monologuer avec lui-même. ”
“ Le porc-épic, durant ce temps, satisfait du succès de sa manœuvre défensive, s’était précautionneusement déroulé, avait replié ses piquants et, tout en se dandinant, avait silencieusement gagné un peuplier voisin, qu’il escalada prestement, en s’y accrochant des griffes. Après quoi il se mit à grignoter, fort tranquille, la tendre écorce d’une petite branche. Après un certain nombre de tours, Kazan se décida à s’arrêter devant Louve Grise. La douleur occasionnée chez lui par les terribles aiguilles avait perdu de son acuité. ”
Henri de Curzon, L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes
“ Nous avons eu plaisir à retrouver, en tête des interprètes, un wagnériste de la première heure : Jean Delmas. Son Gurnemanz a été d’une grande beauté musicale. Le timbre velouté de sa voix avait des demi-teintes pénétrantes, des caresses comme naïves, et son attitude, ses récits, empreints de foi et de simplicité, montraient assez avec quelle ferveur il vivait son personnage. Cette conviction, cette foi, artistiquement indispensable à tous les héros de Wagner, sont plus nécessaires encore à l’évocation d’un « mystère » comme Parsifal. ”
Various, L'Illustration, No. 3261, 26 Août 1905
“ Récemment, lord Curzon entreprit l'expédition thibétaine. Sa façon de réorganiser l'administration du Bengale le rendit nettement impopulaire.Le nouveau vice-roi, lord Minto, participa aux campagnes d'Afghanistan, d'Égypte et à la répression de l'insurrection canadienne de 1885; c'est un vaillant soldat, doublé d'un économiste avisé. ”
Henri de Curzon, L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes
“ En 1887, voici la scène des Filles-fleurs (déjà donnée, toutefois, par la société Concordia) , où Cornubert, encore élève au Conservatoire, chante Parsifal ; et elle reparaît, en 1894, avec Engel. La scène religieuse du premier acte (chœurs) est redonnée en 1887, 1889, 1894, 1899 et 1900. Enfin le duo de Parsifal et Kundry, au second acte, est révélé, en 1906, par Van Dyck et Mme Kachowska, et chanté depuis par Burgstaller et Félia Litvinne (même année) , en allemand, ainsi que par Hensel et Mme Leffler-Burckhardt (1911) ”
James Oliver Curwood,
Kazan
(1925)
“ Une toux creuse le secoua. Il respira avec oppression, en s’étreignant la poitrine, et reprit :— Le gîte est à cinquante milles, en ligne droite. Je prie Dieu que nous puissions y parvenir sains et saufs, et que mes poumons ne m’abandonnent pas auparavant.Il se releva, en chancelant un peu, et alla vers Kazan. Il attacha la bête derrière le traîneau ; puis, après avoir jeté d’autres branches sur le feu, il entra sous la tente, où Jeanne et l’enfant dormaient.Trois ou quatre fois au cours de la nuit, Kazan entendit la voix de Louve Grise appelant le compagnon qu’elle avait perdu. ”
Henri de Curzon, L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes
“ Rarement se vit ici pareille exaltation de zèle et d’effort. Quand chacun fait vraiment de son mieux, on obtient de ces résultats, qui devraient être une règle générale. Pas un artiste, cette fois, qui ne fût le mieux choisi pour son rôle, et ne le mît le plus complètement en valeur. Alvarez figurait le plus beau Walter imaginable, avec un jeu large et une voix exquise, d’un timbre tout à fait séduisant : c’est de beaucoup la meilleure évocation wagnérienne que compte sa carrière. ”
James Oliver Curwood,
Kazan
(1925)
“ Le Sun Rock s’élevait d’un seul jet, dominant le faîte des sapins qui l’entouraient. Sa tête chauve recevait les premiers rayons du soleil levant et les dernières lueurs du couchant s’y accrochaient encore. Sur ce sommet ensoleillé, la tanière de Kazan était bien abritée contre les mauvais vents, à l’opposé desquels elle s’ouvrait, et il s’y reposait délicieusement des six terribles mois d’hiver écoulés.Presque tout le jour il dormait, avec Louve Grise couchée près de lui, à plat ventre, les pattes étendues, les narines sans cesse alertées de l’odeur de l’homme, qui était proche. ”
Henri de Curzon, L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes
“ Par exemple une conséquence originale de cette évolution, c’est qu’on se trouve plus foncièrement « wagnérien » à mesure que la mode de l’être décroît et disparaît. Il n’y a, du reste, pas de mal à cela : on a conscience de n’avoir, à aucun moment, pris parti sans savoir, et cessé d’écouter afin de mieux connaître : et cette satisfaction n’est pas méprisable. ”
Henri de Curzon, L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes
“ L’apparition de ce valeureux artiste, dans la clarté soudaine de la scène, dans la flamme de l’orchestre, au moment où les trois Nornes se sont enfoncées sous terre..., l’élan jeune, enthousiaste, avide de vie et de liberté, avec lequel il bondissait en quelque sorte de la grotte, suivi de Brunnhilde tenant en main son cheval Grane... ce fut vraiment une minute glorieuse. Il y avait d’assez longues années qu’aucun nouveau personnage wagnérien ne nous avait été révélé par lui. ”
James Oliver Curwood,
Kazan
(1925)
“ Soudain, le plaintif appel, qui semblait venir du Sun Rock, résonna à nouveau. Aussitôt, comme frappé par un fouet, Kazan sursauta et, se débattant, s’échappa brusquement de la folle étreinte de Jeanne. L’instant d’après, il avait disparu.La jeune femme était tout émue. Presque haletante, elle se tourna vers son mari, qui était devenu pensif.— Tu vois, lui dit-elle, qu’il y a un Dieu du Wild, un Dieu qui a donné une âme, même aux bêtes sauvages. Dans l’immensité solitaire du Grand Désert Blanc, les animaux sont nos frères. ”
James Oliver Curwood,
La vallée du silence
“ On l’a amené ici ; et je l’ai veillé une partie de la nuit. Il m’a dit que la jeune fille était sur le bateau et qu’elle descendait le fleuve. C’est tout ce que j’ai appris, Monsieur. Mais il murmurait un tas de choses dans une langue que je ne puis comprendre, le dialecte crî, dit Crossen. Le père Mooie prétend qu’il a été frappé par derrière. On a voulu avertir Kedsty, mais on n’a trouvé l’inspecteur nulle part.— Que dis-tu là ? s’écria Kent avec un peu trop de précipitation.Il se renversa sur ses coussins. Son esprit travailla fiévreusement. ”
Henri de Curzon, Documents inédits sur le Faust de Gounod (1912)
“ Que le diable emporte Valentin ! VALENTIN (sur le seuil) . Merci ! WAGNER. Ah ! te voilà ! Tu es cause que je n'ai plus un denier dans ma bourse ! (Il se lève et sort du cabaret) . VALENTIN. Tu puiseras dans la mienne ! Allons, Messieurs, un dernier coup et disons-nous adieu ! Il faut que nous ayons fait ce soir notre première étape. La suite de la scène a été conservée dans la brochure. Les différences ne reprennent qu'à partir de la chanson de Wagner, à partir de la réplique de MÉPHISTOPHÉLÈS. Un auditeur de plus n'est pas pour intimider un chanteur de votre mérite ! ”
“ La nuit montait rapidement au ciel, qui commençait à se cribler d’étoiles. Pour la seconde fois, l’appel gémissant retentit. Aucun doute n’était plus possible. La voix arrivait directement du Sun Rock. — Mais, et lui, murmura Jeanne, avec un peu d’angoisse. Lui, où est-il ? À ce moment, une forme confuse bondit dans l’ombre. — C’est lui ! cria la jeune femme. C’est lui ! Le voilà ! Déjà Kazan était vers elle, en aboyant et sautant, et agitant le panache de sa queue. — Il te reconnaît, ma parole ! dit en riant le mari, et sa passion pour toi est toujours la même. ”
Ferdinand Fabre,
Les Courbezon (Nouvelle édition…
(1879)
“ Les habitants de Saint-Xist, arrivés les premiers à la cure, enlevèrent l'abbé Courbezon dans leurs bras, lui arrachèrent ses vêtements imbibés, et le déposèrent dans son lit, à la prière de sa mère dont il faut renoncer à dépeindre l'incommensurable douleur. ”
“ Il galopait droit devant lui, comme un chien qui suit, sans que rien ne l’en détourne, la piste de son maître. Contournant Red Gold City et tournant le dos au Grand Lac de l’Esclave, il coupa court à travers bois et buissons, plaines, marécages et crêtes rocheuses, en se dirigeant vers le Fleuve Mac Farlane. Lorsqu’il l’eut atteint, il entreprit aussitôt d’en remonter le cours, quarante milles durant. Il ne doutait point que, de même que Louve Grise l’avait souvent attendu, elle ne l’attendît encore, à la même place, sur la berge où lui-même avait été capturé. ”
James Oliver Curwood,
Kazan
(1925)
“ Sans se soucier de ses avertissements, il s’avança, à pas légers, la tête haute, l’échine hérissée, vers les nouveaux arrivants. Son flair, au contraire de celui de Louve Grise, lui enseignait pour eux la sympathie.Il s’arrêta à une vingtaine de pas du petit groupe, qui s’était accroupi dans la neige.Le panache de sa queue commença à s’agiter, tandis qu’une des bêtes s’était levée d’un bond et s’approchait de lui. Les autres firent de même et, l’instant d’après, Kazan était au milieu du groupe. On se flairait et se reflairait mutuellement, avec tous les signes évidents de la satisfaction. ”
James Oliver Curwood,
Kazan
(1925)
“ Un peu plus tard, Kazan, toujours aux aguets, aperçut l’homme de la cabane qui harnachait ses chiens et installait Jeanne sur le traîneau, l’emmitouflant de fourrures, elle et l’enfant, comme eût pu le faire le vieux Pierre. Puis, le traîneau s’étant mis en route, Kazan emboîta sa piste et, toute la journée le suivit, à quelque distance en arrière, suivi lui-même par Louve Grise, qui glissait sur ses pas, comme une ombre.Le voyage se continua jusqu’à la nuit. Le vent était tombé. Sous les étoiles brillantes et sous la lune calme, l’homme pressait l’attelage. ”
