Poudre à feu

Définition et enjeux

P. de Buire Les Armes à Feu au xixe siècle…

Si nous avons insisté un peu longuement sur les considérations qui prouvent que la combustion de la poudre exige un temps appréciable, quoique très court, c’est que là se trouve la clé des phénomènes les plus intéressans et les plus inattendus présentés parce singulier agent. On peut même affirmer qu’une inflammation plus rapide obligerait à abandonner la plupart des armes à feu connues. Telle qu’elle est au contraire, la poudre satisfait assez complètement à toutes les exigences, et la fabrication paraît aussi parfaite qu’il est désirable.
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Portrait de Louis Figuier Louis Figuier Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes

La poudre progressive n’a pas seulement de merveilleuses qualités balistiques ; elle est aussi d’un emploi plus sûr que la poudre ordinaire, surtout pour les essais des pièces de très gros calibre, où l’emploi de la poudre progressive suffit, en général, à prévenir toute espèce d’accident : rupture de la bouche à feu, éclatement du projectile dans l’âme.
C’est par la manière de préparer la galette, qui doit être soumise à l’action de la meule, que l’on arrive à obtenir des poudres à combustion lente et d’une grande dureté.
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P. de Buire Les Armes à Feu au xixe siècle…

Tout ce qu’il est possible d’affirmer, c’est que la poudre, si la combustion était instantanée, développerait une force représentant plusieurs milliers d’atmosphères, et par conséquent hors de toute proportion avec la résistance des armes les plus épaisses.
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