Sympathie (physiologie)

Définition et enjeux

Théodore Jouffroy,  Cours d'esthétique : suivi de la thèse du même auteur sur le sentiment du beau et de deux fragments… (1843)

“ C'est la sympathie qui fait que deux forces, à travers la matière qui les enveloppe, agissent l'une sur l'autre, et par leurs effets se parlent, se communiquent par leur expression, se comprennent. C'est la sympathie, c'est l'analogie de nature qui fait que la force s'attriste ou se réjouit à l'aspect de la force. En voulez-vous la preuve? Supposez un homme au sein d'un désert, sans lumière et sans air. Plongé dans ce monde silencieux et mort, où rien n'étant animé, rien ne se meut, rien ne bouge, le plus profond désespoir s'emparera de cet homme. ”
Source : Gallica

Portrait de Henriette Dessaulles Henriette Dessaulles,  Lettres de Fadette

“ Nous expliquons moins, c’est vrai, mais nous sentons, nous voyons et nous vivons nos sympathies. Ne semble-t-il pas, en effet, que la sympathie soit comme la vision de l’en-dedans d’une âme pareille à la nôtre ; doucement elle nous tire à elle car elle nous devine aussi.
Cette prescience porte immédiatement les âmes à se chercher dans tout ce qui les révèle, et si elles s’abandonnent à cette curiosité, alors commence un des plus charmants moments de la vie ?
”
Source : Wikisource

Jules Girardin,  Les Théories du docteur Würtz

“ Quel charme magique que celui de la sympathie! Quelle merveille que l’attrait mystérieux d’une âme pour une autre âme! Il suffit d’une personne distinguée qui vous écoute avec sympathie pour tirer de votre âme des accens inconnus, pour en faire jaillir des pensées qu’elle ne croyait pas receler. ”
Source : Wikisource

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