Alexandre Delcourt Les chansons de Frédéric Bérat… (1859)

CLAUDINE.
Il y a tant de gens intéressés à ce qu'il ne revienne pas.
ANDRÉ
Claudine , je consens à retourner avec toi au village ; je renonce à tous mes projets ambitieux, autant de châteaux en Espagne que ton amour, disons mieux, ta raison vient de renverser.
CLAUDINE.
Aucun mortel n'est plus que nous Aimé du ciel dans cette vie ; Les rois, à qui l'on porte envie, N'ont pas un sort qui soit plus doux ; Car, dans sa clémence profonde , Dieu, qui confond grands et petits , Fit du bonheur pour tout le monde ; En vérité, je vous le dis.
CLARA.
Et moi.
Source : Gallica

Alexandre Delcourt Les chansons de Frédéric Bérat… (1859)

André, un bâton à la main, le sac sur le dos, tenue d'un ouvrier en voyage ; Claudine, jeune fille de village, et Marguerite, paysanne d'un certain âge, l'ont accompagné jusqu'au versant de la montagne, où ils doivent se séparer.
CLAUDINE, à André.
Loin de nous, à t'enrichir, Quoi ! tu veux passer la vie ?
Mais ta mère et ton amie , Que vont-elles devenir?
Jadis , pour toute richesse , Tu ne voulais que mon cœur; Hier encor, ma tendresse Suffisait à ton bonheur.
Sois fidèle à ta compagne, A ta mère , à tes amis ; Sois fidèle à la montagne , C'est le plus beau des pays.
Source : Gallica

Alexandre Delcourt L'oenomanie, poëme philosophique… (1824)

Ou bonheur ou fléau , qu'on le craigne ou qu'on l'aime, Le comparer au vin n'est pas moins qu'un blasphème.
Que de fois cependant, dans plus d'un heureux tour, L'entreprenant Bacchus n'aida-t-il pas l'amour !
Buvez, tristes amans qui manquez d'énergie , Buvez, le vin nous donne et vigueur et génie ; On l'a dit avant moi : quand on a bien diné, Tout semble par le ciel justement ordonné, Des plus belles couleurs la nature se pare , On rêve le bonheur, c'est un rêve si rare !
Naguère près du feu, taciturne et distrait, D'un épisode heureux je cherchais le sujet,
Et je cherchais en vain
Source : Gallica

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