Henri-René Lenormand

Élements biographiques

Portrait de Henri-René Lenormand Henri-René Lenormand L'enfant des sables : roman (1950)

La mission est au pillage, mon Père ! Du réfectoire, de la chapelle, des cellules, tout ce qui brille disparaît ! Ce n'est plus une mission, c'est une cage à pies !
Plus d'une année devait s'écouler, avant que la Sœur eût découvert que les vols étaient presque tous le fait d'Ourida. Celle-ci les préméditait et les exécutait avec une intelligence au-dessus de son âge. Elle avait une complice, mais qui ne serait jamais soupçonnée. C'était sa grand'mère, qui, pénétrant sans nulle peine dans le dortoir verrouillé, ou flottant, aux heures crépusculaires, sur la terrasse, lui servait d'indicatrice.
Source : Gallica

Portrait de Henri-René Lenormand Henri-René Lenormand L'enfant des sables : roman (1950)

Oui. Les hommes ont peur d'un certain amour. C'est plus qu'ils ne demandent... plus qu'ils ne peuvent donner.
M. Van den Berg ne répondit pas, mais à l'accélération du souffle de la jeune femme, Karel comprit que son père la serrait contre lui, d'une étreinte puissante. Une angoisse toute physique descendit sur son torse comme une ondée froide.
Il aurait voulu crier de désespoir. Il lui semblait qu'une nouvelle trahison s'ajoutait à celle de Gwen et que les raisons qu'il avait de ne pouvoir supporter l'existence devenaient tout à coup plus solennelles, absolument définitives.
Source : Gallica

Portrait de Henri-René Lenormand Henri-René Lenormand L'enfant des sables : roman (1950)

Un jour, — elle n'avait pas trois ans, — alors qu'elle pleurait de faim, oubliée toute seule sous la tente familiale, la grande dame était entrée, s'était penchée sur elle et lui avait placé dans la bouche l'orifice d'une outre gonflée de lait de chamelle. A deux ou trois reprises, elle avait soustrait Ourida aux sévérités maternelles. C'en était assez pour lui assurer, dans l'imagination de l'enfant, avec l'immortalité, le pouvoir de se manifester aux vivants. Chez ces primitifs adonnés à la magie et au diabolisme, la visitation des morts n'était pas un événement exceptionnel.
Source : Gallica

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