Oumé Kendjirô

Oumé Kendjirô De la Transaction : 1° en droit romain… (1889)

Quand un des créanciers ou débiteurs d'une dette indivisible transige avec son adversaire, il faut raisonnablement supposer qu'il agit non seulement pour son propre compte, mais aussi pour le compte de ses cointéressés, car la poursuite a été ou devait être exercée pour le tout et le créancier savait bien que le tout n'était pas pour lui ou pour son adversaire : il y a donc gestion d'affaires tacite. Maintenant, comme ce n'est là qu'une question d'interprétation de la volonté, la preuve contraire est toujours admise et empêchera les cointéressés d'invoquer la transaction pour eux.
Source : Gallica

Oumé Kendjirô De la Transaction : 1° en droit romain… (1889)

« Il n'y a ni consentement ni même de contrat lorsqu'il y a erreur dans la personne... Il n'y a point de consentement s'il a été surpris par dol ou extorqué par violence. Ce sont les principes communs de toutes les obligations 1. » Albisson dit : « L'erreur clans la personne ou sur l'objet de la contestation, le dol ou la violence, qui vicient tous les contrats, donnent ouverture à l'action en rescision 2. » Grillet dit : « Le dol, la violence, l'erreur de fait qui touchent à la personne ou à l'objet, font rescinder la transaction comme les autres contrats 3. »
Source : Gallica

Oumé Kendjirô De la Transaction : 1° en droit romain… (1889)

D'une manière générale, on ne peut pas dire que la transaction soit translative ou déclarative. Au moment de la transaction, personne ne sait si elle doit avoir pour effet de transférer la propriété, ou, au contraire, de la consacrer entre les mains du véritable propriétaire. Ce qu'on sait seulement, c'est que l'une des parties transigeantes abandonne sa prétention au profit de l'autre. Maintenant cet abandon aura-t-il d'autres profits pour celle-ci que celui de lui épargner les ennuis, les frais, les difficultés, le hasard d'un procès?
Source : Gallica

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