Résumé

A. Naudot Le régime foncier dans les possessions coloniales françaises… (1910)

« Attendu que la vente elle-même... »
Le débat, comme on le voit, est du plus haut intérêt. Si les questions posées étaient résolues par l'affirmative, ce serait, en effet, la disparition définitive du domaine éminent au Sénégal et dans toutes les autres colonies où le Code civil a été promulgué. La mesure ne tarderait sans doute pas à être généralisée, sinon par la promulgation du Code qu'il n'y a pas lieu d'appliquer partout, mais par voie de décrets spéciaux modifiant au besoin ceux qui régissent la propriété foncière dans la plupart de nos nouvelles colonies.
Source : Gallica

A. Naudot Le régime foncier dans les possessions coloniales françaises… (1910)

Le décret de 1899 paraît donc suffisant jusqu'à nouvel ordre.
L'indigène congolais n'est pas admis au bénéfice de l'immatriculation. Le mal n'est peut-être pas bien grand ; l'essentiel est que l'Européen puisse acheter en toute liberté. Mais encore faudrait-il qu'il ait les moyens de se renseigner sur les charges occultes, le domaine éminent, par exemple, pouvant grever les biens qu'il se propose d'acheter, et aussi qu'il ait la possibilité de s'en débarrasser, en réclamant l'immatriculation. Or, à ce point de vue, le législateur congolais est absolument muet et pour cause.
Source : Gallica

A. Naudot Le régime foncier dans les possessions coloniales françaises… (1910)

A quelques milles de la France, dont elle est « le prolongement au-delà de la Méditerranée», notre grande possession Nord-Africaine, à la fois colonie agricole, commerciale et industrielle, colonie de peuplement et d'exploitation, comptant plus de cinq millions d'indigènes en contact journalier avec nos colons européens, est qualifiée mieux que toute autre, pour servir, à maints points de vue, d'exemple, mutatis mutandis, à nos autres colonies, malgré les dissemblances de climat, de terroir et de races.
Source : Gallica

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