Résumé

A. Payen De l’Alimentation publique. — Le Thé…

Il y a un fait d’ailleurs qu’ont dû mettre en évidence nos études sur les principales boissons alimentaires : c’est l’influence exercée par le climat, les mœurs, les habitudes de travail, sur le développement de la consommation dans les divers pays. On combat les chaleurs sèches de l’Afrique par le café, les chaleurs humides du Nouveau-Monde par le chocolat, les émanations marécageuses sur les divers points du globe par le thé. De là des différences infinies dans l’accueil fait à ces boissons en dehors des contrées d’où elles sont originaires.
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A. Payen De l’Alimentation publique. — Le Thé…

Ne possédons-nous pas aujourd’hui tous les moyens d’apprécier avec justesse les avantages résultant de l’introduction du thé dans l’alimentation humaine ? Chacun sait que, pour l’homme à l’état de vigueur et de santé, le thé offre un stimulant d’une suavité incomparable, que pour le malade il est, sinon toujours un énergique agent thérapeutique, du moins un adjuvant des plus précieux.
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A. Payen De l’Alimentation publique. — Le Thé…

Jusqu’à ce jour, des hommes qui font autorité dans la science étaient partagés sur le rôle de la caféine. Les uns la regardaient comme dépourvue de propriétés alimentaires, les autres comme pouvant participer à la nutrition en raison de la dose considérable d’azote qu’elle renferme. Pour mon compte, j’étais très disposé à croire avec les premiers que cette substance cristallisée, qui se sublime par la chaleur à un certain degré, ne pouvait réunir les conditions que l’on rencontre dans les substances azotées propres à l’alimentation.
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