Résumé

C. Lavollée Un botaniste en Chine

Nous lui faisons la guerre, nous devons donc chercher à la bien connaître, non plus seulement pour satisfaire notre curiosité, mais aussi pour savoir ce qu’il faut surtout combattre, ce qu’il faut vaincre en elle. Or, d’après ce que nous enseigne M. Fortune, ce n’est point le peuple chinois, c’est le gouvernement, c’est une cour orgueilleuse, ce sont des mandarins, et même seulement quelques mandarins ambitieux ou entêtés que nous avons contre nous. La nation est neutre, et tout porte à croire qu’elle demeurera très volontiers neutre en présence de ce conflit soulevé en dehors d’elle.
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C. Lavollée Un botaniste en Chine

M. Fortune se laisse aller au courant de son humeur vagabonde ; il nous entraîne à travers champs, et c’est ainsi que, sans prétention didactique, sans préméditation savante, il se trouve à chaque pas face à face avec la vie réelle des Chinois, non pas de ces Chinois de paravent ou de porcelaine dont les portraits grotesques, caricatures de couleur locale, circulent si abondamment en Europe, mais des Chinois pur sang, à l’état naturel et simple, dont les types nous sont encore si peu familiers.
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C. Lavollée Un botaniste en Chine

Quant à la foule, après avoir accompli très pieusement, au témoignage de M. Fortune, toutes ses dévotions, elle se répandait par groupes dans l’enceinte du temple : chaque famille s’asseyait en cercle ; on causait, on riait, on mangeait, on buvait le thé ou le sam-chou, et plus d’un pèlerin allumait tranquillement sa pipe au feu des cierges. Un Chinois n’y met pas plus de façons, même avec ses dieux, et il apporte à tout ce qu’il fait une simplicité et un sans-gêne vraiment adorables.
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