Alexandre Le Béalle

Résumé

Alexandre Le Béalle Réformes, régénération (1872)

A mon sens, il doit être dans l'obligation de participer aux travaux nationaux, tant dans son propre intérêt que dans l'intérêt public : c'est la prestation en nature, exigible de tous, comme doit l'être l'instruction, qui fait connaître le droit et le devoir; comme doit l'être aussi l'éducation militaire, qui rend apte à acquitter l'impôt du sang; c'est, en un mot, le concours de chacun à la prospérité de tous.
Source : Gallica

Alexandre Le Béalle Réformes, régénération (1872)

Il est essentiellement juste que celui qui sème, récolte ; que celui qui épargne puisse laisser à sa famille le dernier témoignage de son affectueuse sollicitude; mais ce qui est injuste et contraire aux droits de la société, c'est qu'une fortune, tant bien acquise soit-elle, se transmette intégralement; qu'elle serve sans s'user, sans s'amoindrir; qu'elle impose à la société la charge de subvenir à perpétuité aux besoins, aux jouissances de toute une famille vivant dans l'opulence et les bras croisés.
La société a coopéré à l'acquisition, à la conservation de toute fortune particulière
Source : Gallica

Alexandre Le Béalle Réformes, régénération (1872)

Les impôts de toute nature qui frappent un même objet sous tant de formes, doublent au moins son prix d'acquisition. Malgré leur travail et leur économie, l'artisan, l'employé parviennent à grand'peine à joindre les deux bouts, si tant est qu'ils ne s'obèrent pas. Sans l'impôt ils vivraient dans l'aisance, et laisseraient presque toujours à leurs enfants un certain avoir; avec l'impôt, les fils respectueux héritent trop souvent de dettes à payer, s'ils veulent conserver intact l'honneur du nom paternel.
Source : Gallica

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