Alphonse Despine, Souvenirs militaires du Frioul (1869)
“ Pourtant, nous touchons à l'heure du combat. La Drave nous sépare de l'ennemi. Un vieux pont, coupé vers son milieu et dont les arches brisées sont rejointes par de mauvais madriers, nous indique la route à suivre. Un peu en aval, sur notre rive, le village de Rosette est occupé par nos voltigeurs. Quelques-uns de ceux-ci montent au clocher, engagent le feu et, par une fusillade continue, s'efforcent de repousser les Autrichiens qui, eux aussi, convoitent le passage du pont. Nos pièces d'artillerie, chargées tantôt à boulets et tantôt à mitraille, appuyent les voltigeurs. ”
