Résumé

Auguste Santoni De la distinction des lois constitutionnelles et des lois ordinaires (1913)

Il est impossible, croyons-nous, de fonder une distinction matérielle entre la loi constitutionnelle et les lois simples sur la base d'une opposition qui peut exister dans la méthode juridique employée pour leur rédaction. C'est ajouter foi à une affirmation simpliste de croire qu'une loi constitutionnelle est non seulement distincte de la loi ordinaire, mais lui est supérieure, et qu'elle se trouve à l'abri des empiètements législatifs, par cela seul que le pouvoir d'où l'une émane n'est pas le même d'où l'autre découle.
Source : Gallica

Auguste Santoni De la distinction des lois constitutionnelles et des lois ordinaires (1913)

Si la souveraineté est le droit, comme disait Balbo, de régir l'Etat selon les lois, et de changer les lois selon la nécessité, il n'y a aucune raison de distinguer une souveraineté ordinaire et une extraordinaire. Si la loi n'est qu'une règle, la Constitution pourra être appelée la Loi fondamentale, la première des lois, mais elle n'en est pas moins une loi, elle ne sort pas de la sphère d'attributions des organes représentatifs de la nation (i) .
Source : Gallica

Auguste Santoni De la distinction des lois constitutionnelles et des lois ordinaires (1913)

Pour mieux poser la question, nous disons qu'il s'agit de savoir si une loi constitutionnelle, rigide ou coutumière, a une existence propre, indépendante et distincte des organes de l'institution publique. En d'autres termes, il faut se demander si, dans une société idéale, où l'organisation politique ne dépendrait d'aucune législation positive, où, par définition, il n'y aurait même pas d'organisation politique, il pourrait exister une règle fondamentale ayant une valeur propre, une nature intrinsèque.
Source : Gallica

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