Résumé

Portrait de Charles Vatel Charles Vatel Histoire de Madame Du Barry d'après ses papiers personnels et les documents des archives publiques… (1883)

La mort de Morin et de Labondie est peut-être plus révoltante encore que la condamnation de madame du Barry et du chevalier Escourre. Morin était un simple domestique, laquais d'abord, puis valet de chambre, qui était parvenu à l'âge de quarante-neuf ans, entièrement voué au service de sa maîtresse. Il n'avait jamais eu aucune importance politique; il n'avait épousé la cause d'aucun parti; peu instruit, absorbé par le soin de son service quotidien, n'ayant fait qu'obéir aux ordres qu'il recevait, il aurait dû trouver grâce devant des hommes qui se piquaient de démocratie.
Source : Gallica

Portrait de Charles Vatel Charles Vatel Histoire de Madame Du Barry d'après ses papiers personnels et les documents des archives publiques… (1883)

Henry Seymour était né en octobre 1729. Il avait donc, en 1780, cinquante ans accomplis. Madame du Barry avait trente-sept ans. Si elle n'était plus très jeune, elle avait pour elle les restes d'une grande beauté, l'attrait de la célébrité, l'entourage d'une existence riche et élégante. Henry Seymour était moins jeune encore qu'elle ; il était quinquagénaire, comme l'était, au moment de ses plus grandes audaces auprès de Marie-Antoinette, M. de Besenval. Mais les modes du temps, particulièrement l'usage de la poudre, pouvaient effacer les traces de l'âge.
Source : Gallica

Portrait de Charles Vatel Charles Vatel Histoire de Madame Du Barry d'après ses papiers personnels et les documents des archives publiques… (1883)

Elle était toujours retenue d'ailleurs par l'usufruit de son château et de son parc, par ses rentes viagères, par les trésors enfouis dans ses jardins. La vie est, il est vrai, un enjeu auprès duquel les richesses ne sont rien. Mais peut-être était-elle enchaînée par un lien plus fort que l'attrait même de la vie. On a trouvé dans ses papiers une lettre sans signature, écrite non par elle, mais à elle adressée.
Greive fait observer avec raison que cette lettre est de la main de Rohan-Chabot. Elle respire une ardente passion et, il faut le dire, une passion qui semble partagée.
Source : Gallica

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