Résumé

Des nationalités asiatiques et de la Circassie… (1861)

Le pasdisha n'est pas élevé à comprendre qu'il y ait dans l'État autre chose que lui ; il se croit de bonne foi propriétaire de son empire, hommes et choses. Pour la race d'Attila, l'humanité ne saurait être qu'un troupeau, et si le sultan actuel n'a pas les goûts sanguinaires de ses prédécesseurs, il n'a nullement renoncé aux traditions que lui ont léguées ses ancêtres, les pasteurs de l'Oxus. S'il laisse à ses sujets leurs têtes sur leurs épaules, c'est par pure bonté d'âme, et si ses folies prodigalités absorbent au-delà des revenus de l'empire, de quoi se plaignent-ils ?
Source : Gallica

Des nationalités asiatiques et de la Circassie… (1861)

Nous insistons sur ce point, parce qu'il est essentiel qu'il explique comment l'Orient, qui n'a jamais su distinguer la politique de la religion, est toujours resté étranger à toute notion d'honneur, de devoir, de charité, de liberté et de solidarité, comment il a courbé si docilement la tête sous toutes les tyrannies. Chrétien ou musulman ne saurait y exprimer l'ombre d'un désir, sans la formule sacramentelle : si Dieu le veut, et une fois cette réserve faite, il se croit quitté de tout envers Dieu, les hommes et lui-même.
Source : Gallica

Des nationalités asiatiques et de la Circassie… (1861)

Les auteurs des capitulations connurent donc mieux la question d'Orient que les auteurs du traité de Paris. Nous n'en voulons pour preuve que leur oeuvre et ses résultats. Nous ne leur accorderons pas cependant une prescience qu'ils n'avaient pas. Il y a quelqu'un qui a plus d'esprit que Voltaire, c'est tout le monde. Il y a quelqu'un qui est plus diplomate que Metternich, c'est encore tout le monde. Les grands hommes sont ceux qui donnent un corps et une forme à la pensée de tout le monde, ceux qui trouvent le mot propre; en eux le verbe se fait chair.
Source : Gallica

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