Ernest Bertin, La société du Consulat et de l'Empire (1890)
“ Davout gronde quelquefois sa femme, mais c'est de son trop de vertu. Il doit lui rappeler qu'elle est jeune, qu'elle est belle, qu'elle sait se parer avec goût. Elle se résigne, sur ses instances, à paraître dans les fêtes de la cour, mais c'est pour y rester comme fixée à sa place, sans danser, sans parler, sans sourire, le regard et la pensée tournés vers l'absent. Un seul sentiment la dispute à cet amour, c'est la tendresse maternelle, douloureusement aiguisée par la mort de plusieurs enfants; et ce sentiment est si prompt à s'alarmer qu'il la fait parfois hésiter à rejoindre son mari. ”
