Résumé

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet Alexandre de Humboldt et la police royale

On prétend que vous êtes sujet à vous dégoûter des personnes ; si tel était mon cas, cela m’affligerait beaucoup. Venez me rassurer, demain soir, si vous êtes libre. Mille amitiés. »
La réponse de Humboldt prouve que le reproche lui est allé au cœur :
« Je me rendrai à l’aimable invitation de Mme la duchesse. Elle attribue à la légèreté tudesque ce qui est l’effet de ma position. Me dégoûter, et de votre maison, quel blasphème ! Me dégoûter de M. de Broglie qui est l’espoir de la France, l’objet de mon attachement le plus affectueux ! En vous écrivant, on ne doit parler que de lui. »
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« Voici la réponse littérale du baron de Humboldt à Mme de Staël.
« Je vois que vous me traitez en ultra, mais de l’église des ultra-réformés par Mme de Duras et M. de Chateaubriand. En Angleterre et aux Etats-Unis, on nomme les sectes des persuasions. En France, on ne veut pas croire à la justesse de l’expression. J’accepte avec la plus vive reconnaissance votre aimable invitation pour mercredi. Je suis ultra et archi-ultra dans les sentimens passionnés de vénération que je vous porte. »
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L’incertitude de ne plus trouver mon frère à Londres et la nécessité de me rendre dans la sainte ville (Aix-la-Chapelle) d’après l’invitation de M. de Hardenberg, ont singulièrement accéléré mon départ de Paris. Il ne me reste que le temps de me rappeler, dans cette dernière nuit, à M. le général de La Fayette, dont la bienveillance est d’un si grand prix pour moi. Je serai absent pendant six semaines, dont je compte passer trois en Angleterre, car je voudrais respirer aussi peu que possible de cet air de Congrès.
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