François Bérode

Résumé

François Bérode Manuel des connaissances usuelles… (1860)

Il se présente quelquefois des contestations entre voisins sur la solidité d'un mur que l'un voudrait faire démolir, et l'autre conserver tel qu'il se trouve. L'opinion de Desgodets, à cet égard, est que pour condamner un mur à être démoli, il faut qu'il soit hors de son aplomb de plus de la moitié de son épaisseur ; il ajoute que cette règle est généralement suivie pour les murs qui portent des bâtiments, mais qu'on n'est pas aussi exigeant pour les murs de clôture qu'on laisse subsister tant qu'ils ne menacent pas d'une ruine complète.
Source : Gallica

François Bérode Manuel des connaissances usuelles… (1860)

On n'exige pas non plus de contre-murs dans les petits jardins, les propriétaires s'en déchargent réciproquement ; à moins qu'on ne veuille planter des espaliers le long des murs; et encore si leurs racines dégradaient les murs, les propriétaires des arbres n'en seraient pas moins tenus de réparer le dommage.
Si on rapporte des terres de l'autre côté d'un mur mitoyen ou à autrui, pour mettre le sol à la même hauteur que le terrain naturel , il ne faut de contre-mur qu'autant que les terres rapportées sont remuées pour la culture.
Source : Gallica

François Bérode Manuel des connaissances usuelles… (1860)

Je termine en faisant observer qu'on ne peut faire cesser l'indivision d'une haie mitoyenne et se soustraire à son entretien qu'en abandonnant sa part de mitoyenneté, par le motif qu'en détruisant une partie de la clôture qui a été faite dans un intérêt commun , on cause un préjudice notable à son voisin : mais l'abandon d'une part de haie n'entraîne pas pour cela la cession d'un rejet à prendre sur le terrain de celui qui fait le délaissement.
Source : Gallica

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